Le besoin de grand air

Cédric Perrier
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Si l’activité de la ferme auberge du Chapi à Saint-Laurent-d’Oingt n’est pas celle d’une année normale, les clients sont quand même au rendez-vous.

Le besoin de grand air
Pascal, Blandine et Guillaume Jourdain, une histoire de famille pour la ferme auberge du Chapi.

Ce jour-là, une famille en provenance de Belgique choisit de faire halte à la ferme auberge du Chapi. Au moment de la période estivale, ce n’est pas rare de voir également des Hollandais, des nordistes, s’arrêter le temps d’une nuit dans la belle propriété de Saint-Laurent-d’Oingt, où les visiteurs peuvent profiter de 2000 m2 d’espace naturel.

« L’activité chambre d’hôte est plus calme que d’ordinaire du fait du nombre en baisse de  touristes étrangers en direction du sud de la France », note Blandine Jourdain, qui avec son mari Pascal ont créé  cette ferme auberge dans les années 1990.

D’abord Gîte de France puis labélisé Bienvenue à la ferme,  le site fonctionne essentiellement avec l’auberge et leur fils Guillaume en cuisine : « on sent que certains ont peur et annulent, surtout les repas de famille. »

Ouvert du mercredi au samedi midi et soir, plus le dimanche à midi, l’auberge enregistre néanmoins des réservations de repas tous les jours. « Pour l’instant ça se passe pas trop mal, on récupère une clientèle lyonnaise sensible à la culture locale », relève Pascal Jourdain.

Élevage de vaches limousines, production de pommes et de légumes, la ferme du Chapi a par ailleurs accueilli le marché bio du Bois d’Oingt sur ses terres le temps du confinement. « Aujourd’hui, on vend aussi nos produits et des plats à emporter sur le marché du Bois-d’Oingt », termine Blandine Jourdain.