Edition 2021
Le SPACE s’adapte aux contraintes

Emmanuelle Perrussel
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Le Salon des Productions Animales - Carrefour Européen (SPACE) devrait se tenir du 14 au 16 septembre prochain en présentiel au Parc des Expositions de Rennes et le 17 septembre sous format digital. L’annonce a été faite lors d’une visioconférence le 20 janvier : les organisateurs du SPACE mettent tout en œuvre pour que ce salon se tienne, de manière physique, au Parc des Expositions de Rennes au mois de septembre prochain. 

Le SPACE s’adapte aux contraintes

Les dates retenues sont les suivantes : du mardi 14 au jeudi 16 septembre avec une journée supplémentaire : le vendredi 17, plus numérique.

« On va tout faire pour qu’il se tienne. Il faut apprendre à vivre avec quelques incertitudes », a indiqué Marcel Denieul, président du SPACE. Confiant sur l’évolution des vaccinations, il assure avoir de « bonnes raisons d’organiser cet événement dans des conditions correctes en présentiel ». Il n’a pas caché avoir subi quelques pressions amicales de nombreux éleveurs qui ont exprimé la volonté de revenir à une vie sociale normale.

Anne-Marie Quémener, commissaire générale du salon, abonde dans le sens du président Denieul, en expliquant que les exposants eux-mêmes souhaitent revenir : « On ne remplace pas le présidentiel », a-t-elle justifié.

Débat sur l’élevage

Ce salon se tiendra cependant dans un format un peu différent des autres éditions. Il ne se tiendra que trois jours en présentiel, « car les éleveurs viennent moins le vendredi et nous avons remarqué, lors des dernières éditions (2018 et 2019 ndlr), qu’ils avaient transféré leur fréquentation vers le mardi », a confirmé Marcel Denieul.

Par ailleurs, « des études montrent que le format idéal des salons est de trois jours et le jeudi soir les exposants ont déjà “fait” leur salon. Le vendredi, ils obtiennent moins de contacts qualitatifs. Les agriculteurs ne représentent plus qu’environ 12 à 13 % des visiteurs », a renchéri Anne-Marie Quémener. Cependant, la journée du jeudi sera prolongée de deux heures (de 18 h 00 à 20 h 00) et celle du vendredi sera consacrée à une session plus digitale.

Cette dimension numérique, sans constituer un grand tournant, devrait un peu plus s’inscrire dans l’architecture globale du salon « parce qu’elle permet d’élargir son audience dans l’espace et la durée », a dit Marcel Denieul. Bien entendu, « pas question de trinquer avec des mégaoctets. On ne remplace pas le présentiel », a-t-il martelé.

Anne-Marie Quémener ne se focalise pas sur le taux de fréquentation : « Ce qui m’intéresse, c’est le qualitatif. Il faut sortir du nombre pour le nombre, l’objectif est que tout le monde, exposants et visiteurs, ressorte content du salon (…) Ce n’est pas le nombre de visites qui fait la valeur d’un salon », a-t-elle certifié.

Le SPACE qui a pris en compte les coûts supplémentaires engendrés par la crise sanitaire, souhaite être actif sur le débat de fond de l’élevage : « Nous voulons montrer que certaines informations sont fausses. Nous avons des choses à dire et nous voulons contribuer à ce débat », a assuré Marcel Denieul. Le SPACE réunit, tous les ans, plus de 1400 exposants, dont un tiers d’internationaux, et plus de 100 000 visiteurs, dont environ 15 000 viennent de 120 pays différents.