Les marchés restent ouverts

Cédric Perrier
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Les jardineries, marchés de gros et de plein vent restent ouverts. Pour les professionnels du végétal,  ce reconfinement est à géométrie variable. 

Les marchés restent ouverts
Les marchés couverts ou de plein vent resteront ouverts. Il pourra y avoir une décision préfectorale dans le cas où cela ne se passerait pas bien.

Le Premier ministre Jean Castex l’a précisé : « resteront ouverts tous les commerces de gros, les magasins et jardineries afin que les professionnels puissent continuer de s'approvisionner ».

Plus tôt dans la journée, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a annoncé que les marchés « couverts ou de plein vent » resteront ouverts, en précisant « qu’il pourra y avoir, comme dans le cadre du premier confinement, une décision préfectorale dans le cas où cela ne se passerait pas bien ».

D'autre part, à l'occasion de la Toussaint, Gabriel Attal a annoncé que « les fleuristes  resteront ouverts jusqu'à dimanche soir ». Passé cette date, ils devront se consacrer à la vente à distance avec livraison ou retrait en magasin.

Une situation plus floue pour les pépiniéristes horticulteurs 

Les jardineries « restent sur le modèle du premier confinement », a indiqué l’interprofession de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage (Val’hor) à Agra Presse le 29 octobre. C’est-à-dire qu’elles peuvent rester ouvertes grâce à leur rayon animalerie et/ou alimentation générale. Les professionnels peuvent continuer à retirer leurs commandes chez les grossistes, tandis que les entreprises du paysage « peuvent poursuivre leur activité », précise Val’hor.

Quant aux producteurs détaillants, ils sont « a priori » dans la même situation que les fleuristes, à moins de commercialiser également des produits alimentaires, auquel cas ils devraient pouvoir garder leurs portes ouvertes.

En revanche, la situation est plus floue pour les pépiniéristes, horticulteurs et producteurs de fleurs coupées: « Nous allons tout faire pour que soit maintenue la remise en production, notamment chez les producteurs pour les végétaux de printemps », signale Val’hor.

La profession agricole appelle à consommer français

La FNSEA lance un « appel solennel à privilégier une alimentation d’origine France et de proximité ». Un message qui s'adresse aux consommateurs invités à faire un « acte d’achat citoyen et responsable », mais aussi aux collectivités locales et aux distributeurs.

Le syndicat majoritaire demande aux enseignes qu'elles « contractualisent, à des prix rémunérateurs, au plus vite » avec l'amont. Les agriculteurs et les autres acteurs de la chaîne alimentaire « vont démultiplier leurs efforts », promet la FNSEA, mais il est « nécessaire de leur donner l’assurance qu’ils pourront exercer leur activité dans les conditions les plus normales possible ».

Le syndicat souhaite aussi que le gouvernement confirme que l'agriculture bénéficiera des mesures prises dans les secteurs ne pouvant poursuivre leur activité : compensation de perte de chiffres d’affaires, chômage partiel, etc.

« Plus que jamais, appelons à consommer français ! », lance de son côté Dominique Chargé, président de la Coopération agricole, cen insistant sur les produits festifs.