Les bons conseils du semis direct

Cédric Perrier
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La chambre d’agriculture du Rhône et les fédérations départementales des Cuma du Rhône et de la Loire ont organisé une demi-journée de démonstration au champ consacrée à l’implantation de céréales en semis direct. Le rendez-vous était donné à Amplepuis, sur la parcelle du Gaec de Chez Palot.

Les bons conseils du semis direct
Malgré le mauvais temps et quelques gouttes de pluie, plusieurs dizaines d’agriculteurs avaient le fait déplacement jusqu’à Amplepuis pour assister à une démonstration de semoirs en semis direct.

Proposée par la chambre d’agriculture du Rhône et les fédérations départementales des Cuma du Rhône et de la Loire, cette demi-journée Innov'action était consacrée à l’implantation de céréales, sur la parcelle du Gaec de Chez Palot.

Le semis direct est une technique culturale qui consiste à implanter la culture sans travail du sol, en déposant la graine directement dans la ligne de semis, sans plus de perturbation du sol que l’ouverture du sillon. Couverture permanente, allongement et diversification des rotations et réduction, voire suppression du travail du sol sont les piliers de l’agriculture de conservation et des moyens de maintenir une terre de qualité.

L’importance de la matière organique

« Ces techniques permettent de réduire l’érosion hydrique, d’augmenter la teneur de matière organique du sol dans les premiers centimètres, mais aussi d’en améliorer la structure tout en réduisant le temps de travail. Sachez que la matière organique est une véritable éponge qui stock beaucoup d’eau, la réussite d’un semis direct dépend, entre autres, de cette matière organique », a valorisé en introduction Nicolas Courtois de l’AC Agro.  

Mais la phase de transition est souvent délicate. Le partage d’expérience, notamment au sein de groupes d’agriculteurs, permet de progresser plus rapidement et les formations sont aussi les clés techniques pour réussir. Ainsi, la chambre d’agriculture du Rhône accompagne les agriculteurs, comme sur ce type de rendez-vous à Amplepuis, ou via l’animation de collectifs.  « Retenez de moins travailler le sol, de le couvrir, en plus de rotations adaptées », a précisé en complément Nicolas Courtois.

Démonstration de quatre semoirs semis direct

Le passage en semis direct passe par une étape indispensable, celle de connaître son sol. Il faut donc évaluer si le passage peut se faire directement, dans le cas d’un sol en bon état, ou si une intervention mécanique est nécessaire, avant l’implantation d’une culture ou d’un couvert.

Le moment de la journée tant attendu fut la démonstration des semoirs en semis direct avec quatre marques de machines : Aguirre, Simtech, Gaspardo et Vaderstad.  Nombre de trémies aux capacité variantes de 900 à 3150 L, largeur de travail de 3 à 5 mètres, semoir pneumatique ou mécanique, dents semeuses ou encore disques, des prix de 20 000 à 45 000 euros ou plus encore selon les options, toutes les caractéristiques ont été évoquées pour séduire les nombreux agriculteurs présents.