L'info en bref
Sommet de l'élevage, lait, phytos, SIA...

David Duvernay
-

L'essentiel de l'information agricole nationale et régionale de ces dernières heures, à lire chaque lundi, mercredi et vendredi dès 9 h.

Sommet de l'élevage, lait, phytos, SIA...

Syndicats : la FNSEA veut "élargir" sa base en misant sur "le goût d'entreprendre"

"Nous voulons élargir notre base en suivant deux prérequis : s'adresser à des gens qui partagent nos valeurs et qui ont des projets économiques", résume Arnaud Rousseau, vice-président de la FNSEA, dans un entretien à Agra Presse le 28 septembre. Une stratégie qui vise à s'adapter à la diversification des profils d'agriculteurs. Dans le cadre du projet FNSEA 2025, présenté au congrès de Niort la semaine dernière, le syndicat a commandé une étude réalisée sur un échantillon représentatif des agriculteurs français. "70% des sondés répondent avoir choisi le métier d'agriculteur parce qu'ils sont leur propre patron, précise M. Rousseau, en charge de FNSEA 2025. On sent bien qu'il y a une base beaucoup plus large [que l'audience actuelle], à nous de convaincre." La suite du projet consistera à élaborer un diagnostic à partir d'"indicateurs partagés" par le réseau, puis à mener des "actions de terrain" multiformes. "Nous ferons le point dans un an et demi, deux ans", promet Arnaud Rousseau. Au-delà de cet axe tourné vers l'adhérent, le projet FNSEA 2025 abordera trois autres chantiers: les partenaires (organisations agricoles ou autres), l'influence, et l'organisation.

Sommet de l'élevage : le ministre répondra aux questions des visiteurs le 5 octobre

Le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie "a confirmé sa venue" au Sommet de l'élevage le 5 octobre, annoncent les organisateurs du salon dans un communiqué le 27 septembre. Au cours de sa visite, il participera à deux «séquences de questions-réponses» qui seront "ouverte[s] à tous". Programmée à 9h30, la première portera sur la proposition de loi Egalim 2 ; elle associera l'auteur du texte – le député Grégory Besson-Moreau (LREM, Aube) – à la députée Sophie Beaudoin-Hubiere (LREM, Haute-Vienne) et à Michel Biéro (directeur exécutif Achats et marketing de Lidl). Le deuxième échange abordera, à 14h30, "l’ensemble des politiques européennes qui concernent l’élevage". Le locataire de la Rue de Varenne y sera accompagné des eurodéputés Irène Tolleret et Jérémy Decerle (Renew Europe), de la députée Sabine Thillaye (Modem, Indre-et-Loire), ainsi que de Pascal Lamy, l'ancien directeur général de l'OMC. Le Sommet de l'élevage se tiendra du 5 au 8 octobre à Cournon-d'Auvergne (Puy-de-Dôme). Pour cette trentième édition, les organisateurs testent une nouvelle formule avec un jour d'ouverture en plus et un nouveau hall de 10 000 m2.

Lait : le Cnaol lance la démarche "AOP laitières durables"

Le Cnaol (fédération des appellations laitières) a lancé le 24 septembre lors de son assemblée générale la démarche « AOP laitières durables ». "Nous voulons repositionner le logo AOP comme le signe de référence de la qualité des fromages et produits laitiers en France en l’enrichissant d’éléments de durabilité pour rassurer le consommateur", a expliqué Michel Lacoste, son président, quelques jours plus tôt à Agra Presse. "Nous avons travaillé dans une perspective de durabilité à 360 degrés"», explique l’éleveur laitier cantalou. Autour des trois piliers du développement durable que sont l’économie, le social et l’environnement, cette nouvelle démarche définit six thématiques: création et partage de la valeur ajoutée ; tissu économique local ; modes de production valorisant les ressources naturelles; modes d’élevage et de production traditionnels; goût et typicité du produit ; acteurs de la vitalité du territoire. Dix-huit objectifs transversaux y sont ensuite énumérés, tels que "favoriser le renouvellement et la transmission des activités", "limiter les externalités négatives", ou encore "assurer le bien-être et la santé des animaux". "L’objectif est de revoir nos décrets d’appellation en y intégrant ses éléments de durabilité d’ici 2030", indique le Cnaol.

Lait : la productivité des bovins, ovins et caprins a continué de grimper en 2020

Les niveaux de production par animal augmentent pour les trois espèces couvertes par le contrôle laitier (bovins, ovins et caprins), d'après les résultats 2020 publiés le 27 septembre par l'Idele, France conseil élevage et le Comité national brebis laitière. En bovins, la production laitière brute atteint 8777 kg (+261 kg), tandis que la durée moyenne de lactation augmente de quatre jours, à 339 jours. Les taux sont aussi en croissance: +0,4 (à 40,5 g/kg) pour le taux butyreux; +0,3 (à 32,8 g/kg) pour le taux protéique. "Cette évolution de la production et des taux est à mettre en relation avec l’évolution des causes de non-qualification", explique un communiqué. Depuis mars 2020 (en bovins uniquement), les lactations ayant été contrôlées moins de trois fois sont considérées comme non-qualifiées (résultats pas assez robustes et donc exclus de l'évaluation génétique). En ovins également, "la production laitière moyenne augmente (+5,3 litres) et atteint 291,6 litres pour une durée de 169 jours". Les résultats progressent aussi en caprins, avec une production moyenne de 989 kg (+26 kg), un taux protéique de 33,4 g/kg (+0,2), un taux butyreux de 37,6 g/kg (+0,1), et une durée moyenne de lactation de 321 jours (+3 jours).

Appellations : l’UFC-Que choisir veut réformer la gouvernance de l’Inao

A l'occasion d'une conférence de presse le 28 septembre, UFC-Que Choisir, WWF et Greenpeace ont demandé la révision de la gouvernance de l’Inao, l’organisme public en charge de la gestion des signes officiels de qualité qu’ils estiment "trop juge et partie". "Une gouvernance qui inspire d’avantage confiance, c’est tout l’intérêt des appellations d’origine protégées et des labels rouges pour retrouver la véritable confiance des consommateurs", a résumé Alain Bazot, président de l’UFC-Que Choisir. Les trois organisations voudraient élargir la représentation de la société civile au sein des comités techniques qui composent l’Inao. "Au sein des comités techniques il y a une surreprésentation des professionnels au détriment de l’administration, des consommateurs et de la société civile", déplore le président de l’UFC-Que Choisir. Selon l’organisation, l’Inao n’a "aucun pouvoir de contraintes» et les contrôles effectués sont «trop peu indépendants et manquent d’impartialité". Avec les deux ONG, Alain Bazot demande également la réalisation d’études d’impact et le renforcement de l’exigence des contrôles.

Phytos : un décret sanctionne l’utilisation de pulvérateur défaillant (JO)

Un décret, publié le 25 septembre au Journal officiel (JO), s'oppose à l'utilisation d'un matériel de pulvérisation de produits phytos défaillant, jusqu'à sa mise en conformité constatée par un organisme d'inspection. Dans le cas où un rapport d’inspection conclurait à un pulvérisateur défaillant, "l'utilisateur est tenu de rapporter, dans un délai de quatre mois à compter de ce constat, la preuve que le matériel a fait l'objet d'un rapport de contrôle à l'issue duquel a été établi un rapport attestant de son bon fonctionnement, datant de moins de trois ans", selon le texte qui entre en vigueur au 1er octobre. Des sanctions sont prévues en cas de non-respect des nouvelles dispositions. Le décret prévoit la possibilité pour l'autorité administrative de "suspendre le certificat détenu par l'utilisateur", à savoir le Certiphyto, "pour une durée maximale de six mois". Il est prévu de sanctionner d'une contravention de quatrième classe le fait d'utiliser un matériel de pulvérisation jugé défaillant. Depuis le 1er janvier, la fréquence du contrôle périodique obligatoire des pulvérisateurs est passée de cinq à trois ans pour les matériels en service. "Le matériel neuf est contrôlé au moins une fois dans un délai de cinq ans après la date d'achat", selon le décret.

Evènementiel : le Sia et Vinexpo/Wine Paris prêts à se tenir en février-mars

Principaux évènements de l'hiver dédiés à l'agriculture et l'alimentation, le Salon international de l'agriculture (Sia) et le salon du vin Vinexpo&Wineparis, se préparent à se tenir en février et mars prochains. C'est le salon viticole qui marquera le retour de ces grands salons à Paris. Du 14 au 16 février, l’événement de Vinexposium envisage de faire venir "plus de 2800 exposants" issus de 23 pays, annoncent les organisateurs dans un communiqué paru le 28 septembre. Est ensuite annoncé le Salon de l'agriculture, du 26 février au 6 mars, qui ne s'est pas tenu cette année, et avait été écourté en 2020. "Nous avons prévu d'organiser le salon le plus normalement possible, selon les règles sanitaires qui seront en vigueur", rapporte à Agra presse le président du salon Jean-Luc Poulain. Seules règles actuellement connues et auxquelles l'évènement ne devrait à priori pas déroger, selon les organisateurs: "l'élargissement des allées, voire l'instauration d'allées en sens unique" et le "pass sanitaire".