Vers de meilleurs lendemains

Cédric Perrier
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Deuxième département fournisseur de cerises en France après le Vaucluse, le Rhône représente 20 % de la production française. Si l’activité a connu une période délicate mi-juin, la fin de la campagne s’annonce plus prometteuse.

Vers de meilleurs lendemains
Après une période délicate mi-juin, la fin de récolte prévue aux alentours du 14 juillet s'annonce plus prometteuse.

Christophe Gratadour, responsable de l’équipe arboriculture maraîchage à la chambre d’agriculture, estime que dans trois semaines la plupart des lots seront ramassés : « dans la vallée du Rhône, la récolte est bientôt terminée, il reste donc la région tardive, dans le Rhône principalement. »

Et les premières analyses de la saison 2020 sont déjà bien étayées. Après un début de saison précoce de  dix à quinze jours, qui a notamment engendrée des prix élevés, les semaines suivantes se sont avérées plus animées.

« Ces chiffres supérieurs à la normale ont perduré au-delà de la Burlat, les prix pouvant aller au-dessus de 10 euros le kg. » La semaine du 8 juin a été celle du pic, ce moment où l’offre augmente avec toutes les régions françaises en production.

Les indicateurs sont au vert pour une belle fin de campagne 

« Paradoxalement c’est à cette période qu’il y a eu un effondrement de la demande. La météo n’invitait pas à manger de la cerise, ajouté aux prix élevés et le marché s’est cassé la figure. Les metteurs en marché n’arrivaient plus à vendre et certains producteurs ont été contraints d’arrêter de récolter », note Christophe Gratadour. 

À cela il faut ajouter des précipitations importantes, de 60 mm à 90 mm entre le 12 et 13 juin, ce qui a altéré la qualité. 

Depuis quelques jours, les indicateurs sont passés au vert. « La météo est bonne et on va vers une bonne fin de campagne. De plus, contrairement à la vallée du Rhône, dans la Drôme plus précisément où il y a une pression des ravageurs, la situation est saine », rassure Christophe Gratadour.