Elevage
Eleveur de fourrage : Bulletin n°16

Emmanuelle Perrussel
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Rhône terre d'éleveurs a édité son 16e bulletin : Eleveur de fourrage de l'année 2021. 

Eleveur de fourrage : Bulletin n°16

Pâturage : 

Après les pluies du mois, les prairies bénéficient d’une légère chaleur pour pousser. Le temps annoncé les prochains jours sera encore favorable à la croissance. Nous sommes avancés dans la saison de pâturage mais il est encore tout aussi important de faire le tour de son parcellaire de pâture pour juger de la consommation d’herbe des animaux. Si vous estimez que les vaches vont laisser des refus, pour la bonne gestion et valorisation de la prairie, il faut être plus sévère sur le pâturage en instaurant un pâturage au fil. Si les volumes de refus sont importants, ils peuvent être fauchés. Vis-à-vis du broyage, la fauche permet une repousse plus rapide (coupe nette) et est à préférer face à une quantité plus conséquente d’herbe non consommée. Pour éviter de laisser les résidus sur les zones de refus déjà surfertilisées, 2 solutions sont possibles.

•       Les exporter.

•       Faire du topping : fauche à la sortie des animaux, séchage d’une journée avec du soleil, et retour des animaux la nuit suivante. L’herbe desséchée est bien consommée. C’est en revanche tout l’inverse en cas d’épisode pluvieux entre la fauche et la consommation par les animaux. 

Lorsque les quantités de refus sont faibles et selon l’état des prairies, il peut être plus judicieux de laisser monter en graine les espèces pour permettre la régénération de la parcelle sur des zones à faible densité.

Le sorgho sucrier, une plante résistante à la sécheresse :

C’est un mixte entre le sorgho grain et le sorgho fourrager. Il peut être une excellente alternative au maïs lorsque les conditions culturales s’avèrent difficiles : sols légers, zone avec un manque récurrent de pluviométrie. Le sorgho est capable d’attendre l’orage d’été. Il est primordial de choisir des variétés dites BMR, qui ont des meilleures qualités nutritives. La semence étant de petite taille (environ 4 mm) ; il faut réaliser une excellente préparation de sol pour optimiser le contact graine/ terre, et donc la levée. Malgré la petite taille de la graine, ce sorgho se sème à une profondeur de 4 cm ce qui permet aux racines coronaires de se développer pour limiter la verse. Le sol doit être réchauffé (12°C à 9 h) pour avoir une levée rapide et éviter la perte de semence. Dans notre département, le semis est possible jusqu’au 15 juin. Semé trop tôt, le sorgho végétera et sera concurrencé par les adventices.

•       Densité : préférer un écartement entre rang de 40/45 cm pour 250 000 graines par Ha (soit 8 à 9 kg)

•       Le désherbage chimique s’effectue vers 6 à 10 feuilles. Avec un équipement adéquat (roues étroites, bineuse appropriée) le binage est possible.

•       Fertilisation : avec 35 t de fumier/ha ou 30 m3 de lisier, il faut apporter 50 U d’N pour un rendement espéré de 12 à 13 TMS/ha

La récolte en ensilage se réalise environ 120 jours après le semis. Elle s’effectue facilement avec une ensileuse automotrice équipée de becs « Kemper ». Le sorgho se conserve très bien en ensilage grâce à sa richesse en sucre.

Pour toutes questions, prenez contact avec Hervé Despinasse : 06 76 96 66 57/[email protected]

Laurine Desmaris
Port : 06 84 11 43 60
Mail : [email protected]