Elevage
Eleveur de fourrage : Bulletin n°14

Marie-Cécile Seigle-Buyat
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Le vent du Nord freine encore la croissance, malgré tout, la production sur début mai a été bonne. Il faudra maintenant agrandir la surface pâturée ou augmenter l’accompagnement à l’auge.

Eleveur de fourrage : Bulletin n°14

Le coût alimentaire de l’herbe pâturée, n’a pas d’égal, il varie suivant les situations entre 30 et 50 euros/t de MS. La bonne gestion sur le plein printemps permet d’améliorer son coût de production mais pour les systèmes les plus efficients, la véritable différence se fait sur la capacité a prolonger la saison de pâture. La météo est primordiale dans la dynamique de croissance de l’herbe, mais il faut garder à l’esprit que les pratiques jouent énormément. Une fois l’épiaison dépassée, la perte de valeur nutritive est très faible. Pour les espèces non remontantes, une baisse de valeur nutritive significative intervient seulement lorsque la première feuille entre en senescence (feuille marron jaune) soit au-delà d’un cumul de 500°C jour. Il faut alors tout mettre en œuvre pour maximiser la croissance de l’herbe. Deux leviers sont primordiaux pour optimiser cette croissance. Le premier est l’allongement du temps de repos, qui doit passer d’une vingtaine de jours à 28-35 jours. Concrètement, l’allongement du temps de repos se fera en agrandissant la surface pâturée par l’introduction de parcelle de fauche. Si on ne dispose pas de parcelle à réintroduire, il accompagner à l’auge, refermer les animaux la nuit et par exemple transformer une parcelle de 24 h en deux parcelles de 12 h distribuées sur 48 h. On pourra ainsi doubler le temps de repos. Dans un deuxième temps on veillera à faire pâturer un peu moins ras pour accélérer la reprise de croissance. Pour cela, il est impératif d’entrer dans des parcelles disposant de suffisamment d’herbe. Ces préconisations sont valables uniquement sur des espèces non remontantes.

Croissance de l'herbe

Remplissage de rumen 

Avec le retour de forte chaleur et une herbe moins appétante, les animaux ont tendance à se regrouper notamment les après-midis. Pour estimer si les animaux ingèrent suffisamment de fourrage, la note de remplissage de rumen est un bon indicateur. Cette note dépend du stade physiologique de l’animal mais aussi de la qualité et de la quantité de fourrage ingéré.  Trente jours après vêlage, la vache doit déjà retrouver une capacité d’ingestion forte. Une note de 3 traduit ce dynamisme. Des notes régulièrement inférieures à 3 peuvent être signes de problèmes métaboliques ou de sous-alimentation en fourrage. Les horaires de distribution des fourrages ou la gestion d’ouverture du nouveau paddock sont des leviers pour maintenir les niveaux d’ingestion.

rumen

Rédaction :                            

Mickael Coquard / Aline VILLOT

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Note technique hebdomadaire – IPNS RTE

Conseils en vidéos 

Retrouvez les vidéos de Rhône terre d'éleveurs en ligne pour vous accompagner sur la gestion du pâturage : 
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Vaches regroupées arbres