L’intérêt du goutte-à-goutte enterré

Cédric Perrier
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Lors des ateliers Tech&bio de la Serail à Brindas, le maraîcher Emmanuel Perrier a fait une démonstration de la technique du goutte-à-goutte enterré qu'il utilise sur différentes cultures. 

L’intérêt du goutte-à-goutte enterré
Emmanuel Perrier, maraîcher à Peaugres, vante les avantages du goutte-à-goutte enterré.

Il est enthousiaste et parle avec conviction. Emmanuel Perrier est maraîcher à Peaugres, dans l’Ardèche. Devant un groupe conséquent, l’agriculteur défend le goutte-à-goutte enterré. « Tout d’abord, je n’ai plus aucune vanne manuelle mais plus que de l’électrovanne sur mon exploitation qui compte une quinzaine de cultures différentes, pour une surfaces de 4,5 ha à 5 ha de légumes. »

Deux à trois arrosages par semaine 

Il déroule son goutte-à-goutte, entre les rangs, de 2 à 10 cm de fond, en fonction du type de culture et de la nécessité de biner. « Depuis l’an dernier je travaille beaucoup sur l’oignon qui est un gros consommateur d’eau. J’essaie deux à trois arrosages par semaine. C’est surtout en fonction du sol, chez moi c’est beaucoup d’argile. Je bine avant et après l’installation du goutte-à-goutte. En rapport à l’aspersion, la parcelle est beaucoup plus propre. »

Un tiers d'économie d'eau 

Emmanuel Perrier a par ailleurs délaissé le manuel au profit de planteuses. Et il le reconnaît, ça lui change la vie : « c’est magique, on gagne du temps pour l’enherbement, pour le binage. Du fait du goutte-à-goutte et plus de l’aspersion, j’ai passé deux traitements à demi-dose. En effet, en ne mouillant plus la feuille, ce qui pourrait enlever le traitement, on ne met pas le champignon dans une situation de confort. Autre détail,  on peut également arroser quand il y a du vent. » Il estime à un tiers ses économies d’eau en comparaison de l’aspersion. L’année prochaine, l’agriculteur fera des essais sur le cardon, les courges mais aussi les pommes de terre.