La mémoire des crèches

Simon Alves
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Dans le cadre de la mémoire des traditions du Syndicat départemental des anciens exploitants agricoles, nous vous parlons de l’art de la crèche qui perdure depuis des décennies dans le Beaujolais.

La mémoire des crèches
Mesurant 17 mètres de long, la crèche de Lachassagne fait le tour de l’église qui l’abrite.

Dans la mémoire de nos aînés, se trouvent des figurines. Un charpentier, une vierge, un âne, un bœuf et même des rois mages. Tous recueillis dans une étable pour célébrer une naissance. Vous l’aurez compris, dans leur mémoire, se trouvent des crèches. Et elles sont particulièrement présentes en Beaujolais, sur le territoire des Pierres dorées. On en trouve même une particulièrement imposante à Lachassagne. L’église du village y abrite une crèche de 17 mètres de long, fabriquée entre 1931 et 1939 par l’abbé Jordan de Chassagny, qui cherchait à restaurer l’édifice. C’est bien simple : elle fait le tour de l’église.

Divisée en deux parties, elle représente d’un côté une partie orientale, avec la traditionnelle étable de Bethléem, un caravansérail et des scènes de la Terre Sainte. De l’autre côté, c’est la vie beaujolaise qui y est à l’honneur, entre miniature de l’église elle-même, maison de vigneron, ferme et basse-cour. Une œuvre entretenue avec soin, et qui s’agrémente à travers le temps de nouveaux personnages. 

A Oingt, des crèches par centaines

Il ne faut pas aller beaucoup plus loin pour en voir d’autres. A Oingt, plus précisément, où les crèches y sont chaque année une attraction. Au nombre de 200, elles se veulent toutes plus originales les unes que les autres. Leur particularité ? Elles sont souvent réalisées avec ce que les habitants ont sous la main ! Tournant dans un micro-ondes, exposées dans un aquarium, réalisées tout en CD de musique. Un ballet de lumières et de couleurs qui habillent joyeusement pour les fêtes la dorure des pierres de ce village médiéval… et nos mémoires.