Charolais : un podium malgré tout

Cédric Perrier
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La fête annuelle de Roanne qui devait se tenir ce week-end a été annulée. Les organisateurs ont néanmoins décidé de maintenir le concours de bovins. Pour noter les animaux, un jury est passé dans plusieurs dizaines d’exploitations, dont le Gaec du Pont Gauthier à Pont Trambouze.

 Charolais : un podium malgré tout
29 visites d'exploitations ont été organisées, avec pour le concours 73 bovins, dont 48 génisses, 21 vaches et 4 bœufs.

Ce n’est pas parce que c’est annulé que la fête est finie. Le rendez-vous du Charolais, qui devait avoir lieu ce week-end à Roanne, a donc fermé le rideau sans l’avoir ouvert. Mais les organisateurs ont choisi de maintenir le concours de bovins.

Le président, Christian Chargueraud : « on a organisé des visites dans 29 exploitations. Au total ce sont 73 bovins, dont 48 génisses, 21 vaches et 4 bœufs, qui sont jugés. En rapport à une année ordinaire, on perd 30 %  d’animaux. »

Conformation, la présentation, la finesse du cuir

Avec lui, six retraités, agriculteurs et bouchers, embarqués dans un minibus, sur des routes sinueuses, pour noter les bêtes. « Elles sont évaluées sur 20, selon quatre points. On regarde la conformation, la présentation, la finesse du cuir  et des os, la carcasse aussi. Tous ces animaux partent en boucherie, le jugement et la plaque qui va avec sont donc très importants, tout le monde aura un prix », précise le président du concours.

Ce matin-là, jeudi 15 octobre, le minibus du jury fait escale à Pont Trambouze, village de la commune nouvelle de Cours. La famille Verchère est au complet pour accueillir la délégation.  La visite durera une vingtaine de minutes, le temps d’observer de près Ninon, génisse de 3 ans et Léonine, une vache de 5 ans, près de 1000 kg et qui a eu deux veaux.

Éleveur, naisseur et engraisseur 

« On leur a tondu le dos afin de mettre en évidence les bas morceaux », note Pascal Verchère, du Gaec familial du Pont Gauthier. Avec sa femme Françoise, leur fils Damien, aide familiale qui prévoit de s’installer et Elisabeth, la sœur de Françoise, le Gaec est avant tout éleveur, naisseur et engraisseur. « On a environ 160 veaux qui naissent chaque année, c’est vraiment notre cœur de métier. Les animaux qu’on présente au concours sont tous nés sur l’exploitation », se félicite Françoise.

Les deux bêtes sont rentrées depuis plusieurs semaines. « Elles sont surtout jugées au touché, plus le cuir est fin meilleure est la viande. C’est toujours valorisant de participer à un concours, en plus de se mesurer à ce que font les autres. Sans oublier que pour le boucher cela représente de la valeur ajoutée »,  reconnait Pascal. Le Gaec du Pont Gauthier travaille avec deux bouchers. Depuis 2013, la petite famille participe à la Fête du Charolais, avec déjà quelques distinctions.

L'exploitation du Gaec du Pont Gauthier, à Pont Trambouze, au grand complet.