COMPTES
Le « PIB agricole » 2020 attendu en baisse

À l'occasion de la réunion de la Commission des comptes de l'agriculture de la nation (CCAN) le 16 décembre, l'Insee a publié ses chiffres prévisionnels provisoires pour l'année 2020.

Le « PIB agricole » 2020 attendu en baisse
Face à la crise globale provoquée par la pandémie de Covid 19, l'agriculture française a tenu. (Crédit : CNIEL)

Les chiffres prévisionnels provisoires de l’agriculture française pour 2020 sont marqués par un repli similaire à l'an passé, de 5,4 % en euros courants de l'équivalent agricole du PIB (valeur ajoutée brute au coût des facteurs). Rapportée à l'actif, la baisse est de 4,7 %, et de 6,5 % en euros constants ; son niveau reste légèrement supérieur à la moyenne des années 2010, et significativement supérieur à celle des années 2000. L'année 2020 a été marquée par les accidents climatiques (sécheresse, canicule) qui ont grevé les volumes de productions végétales de 4,6 %, et par la fermeture des restaurants et la peste porcine africaine (PPA), qui ont fait plier la valeur des produits animaux de 1,3 %. Les productions les plus touchées sont les céréales (- 18,7 % en volume), les plantes industrielles dont betteraves (- 13,1 % en volume) et les légumes (- 9,3 % en volume).

Continuité des approvisionnements

« Face à la crise globale provoquée par la pandémie de Covid-19, l'agriculture française a tenu et a réussi à assurer la continuité de l'approvisionnement en produits agricoles pour les consommateurs et pour les industries de transformation agroalimentaire », se félicitent les chambres d'agriculture dans une note parue le 16 décembre. Les subventions sont en recul de 4,5 %, dont « l'origine principale » serait « la disparition du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) transformé depuis le 1er janvier 2019 en allégement de cotisations patronales ». Enfin les consommations intermédiaires restent stables (+ 0,3 %), les volumes d'engrais ont connu un léger rebond (+ 0,5 % en valeur, + 3,7 % en volume) après une forte chute l'an passé. La consommation en énergies et lubrifiants poursuit sa baisse en valeur (- 1,5 % après - 0,9 %). La valeur des pesticides et produits phytosanitaires décroît sous l'effet des prix (- 2,5 %).

M.R.