Une remise en question nécessaire

Cédric Perrier
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Se former tout au long de sa carrière professionnelle est indispensable. L’agriculture peut compter sur le fonds pour la formation des entrepreneurs du vivant Vivea. 

Une remise en question nécessaire
En 2019, ce sont près de 500 000 contributeurs qui ont été recensés. L’année dernière, plus de 17 % d’entre eux ont suivi une formation financée par Vivea. Dans le Rhône, la fourchette oscille entre 17 et 23 %. © VIVEA

« Les agriculteurs sont proactifs en matière de formation, ils sont conscients des attentes du grand public », Florence  Chuzeville, ingénieur formation à la chambre d’agriculture. Remise en cause des habitudes, modification des pratiques quotidiennes sans mettre en péril l’exploitation, stimulation, partage des échecs et des réussites, la formation demeure indispensable. « Vivea est un interlocuteur incontournable et c’est une chance pour l’agriculture d’avoir ce fonds de formation », commente Florence Chuzeville.

Les moins de 40 ans accèdent davantage à la formation 

Le fonds pour la formation des entrepreneurs du vivant, Vivea, finance donc les formations destinées aux chefs d'entreprises agricoles, conjoints collaborateurs, aides familiaux et cotisants de solidarité. En 2019, ce sont près de 500 000 contributeurs qui ont été recensés. L’année dernière, plus de 17 % d’entre eux ont suivi une formation financée par Vivea. Dans le Rhône, la fourchette oscille entre 17 et 23 %.

Sans réelle surprise, les moins de 40 ans accèdent davantage à la formation : si les plus de 50 ans représentent plus de la moitié des contributeurs, ils sont proportionnellement moins à se former.

« Se former pour ne pas disparaître »

Dans son rapport d’activités de l’an dernier, Vivea note que la durée moyenne des formations collectives est de 13, 2 heures et que les formations les plus suivies sont celles qui durent entre une et deux journées. À noter malgré tout que 60 % des demandes individuelles concernent des formations de cinq jours. Certains agriculteurs n’hésitent pas  à multiplier les formations, en témoigne Daniel Petitjean, éleveur à Pollionnay et président de la fédération régionale Cuma : « je me forme tous les ans depuis vingt-sept ans. Se former, c’est une ouverture d’esprit, c’est sortir de l’entre soi, c’est s’adapter pour ne pas disparaître. »

Les secteurs de l’élevage restent ceux qui affichent les meilleurs taux d’accès à la formation, avec les viticulteurs et les maraîchers. Si les hommes demeurent largement représentés chez les contributeurs (72%), le taux de ceux qui ont bénéficié d’au moins une formation est quasi semblable aux femmes, 18 % contre 15%. En 2019, Vivea a financé près de 2 millions d’heures stagiaires. Au total, l’enveloppe liée aux formations en 2019 est de 47 millions d’euros.