L'info' en bref
Récolte des pommes, poires, cerises ; défenseur de l'environnement ; MAEC forfaitaires...

Emmanuelle Perrussel
-

L'essentiel de l'information agricole nationale et régionale de ces dernières heures, à lire chaque lundi, mercredi et vendredi dès 9 h.

Récolte des pommes, poires, cerises ; défenseur de l'environnement ; MAEC forfaitaires...

PSN : les chambres d'agriculture espèrent augmenter l'enveloppe des MAEC forfaitaires

Dans un entretien accordé à Agra presse le 16 juillet le président de l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture (APCA) Sébastien Windsor se félicite de la décision du ministre de l'Agriculture de prévoir un budget de 22 millions d'euros pour les nouveaux dispositifs de MAEC dites forfaitaires (sans lien avec la surface concernée) dans la déclinaison française de la future Pac (PSN), et ne désespère pas d'obtenir davantage de fonds. «Nous souhaitons dépasser les 22 millions d'euros, mais il faut d'abord faire atterrir ces mesures, amorcer le système. Nous ne désespérons pas de faire évoluer l'Etat et les Régions en vue des arbitrages qui devront être rendus d'ici la fin d'année». Son réseau travaille actuellement à la rédaction d'une «dizaine de mesures types», dont une dédiée au stockage du carbone. «Il ne s'agira pas d'accompagner individuellement la prise de risque comme nous le demandions, mais de compenser les pertes encoures de manière forfaitisée», rappelle l'agriculteur normand. Chaque mesure devra comporter un «volet environnemental», précise-t-il. La président de l'APCA se félicite également des «30 millions d'euros» affectés à des Maec classiques (surfaciques) visant les zones intermédiaires. «Là aussi, nous rentrons dans une phase de rédaction et de discussion». Ces Maec ne devraient pas faire l'objet d'un zonage mais être dédiées aux «agriculteurs à rendements faibles», avance Sébastien Windsor, dont le réseau propose une mesure centrée sur les «légumineuses et les protéines».

Un rapport parlementaire préconise la création d’un « Défenseur de l'environnement »

La députée LREM Cécile Muschotti propose dans un rapport commandé par le premier ministre Jean Castex, la création d'un "Défenseur de l'environnement et des générations futures» dans la lignée d'une suggestion de la Convention citoyenne pour le climat, rapporte l’AFP le 16 juillet. «Notre dispositif de protection de l'environnement et de prise en compte des attentes citoyennes n'est aujourd'hui pas assez lisible et manque d'efficacité», note l'élue du Var. Elle y promeut la création d'une telle autorité indépendante, plutôt qu'une nouvelle compétence au Défenseur des droits, pour des raisons d'«incarnation» et d'«impartialité». Pour la députée, ses missions pourraient aller de la médiation à l’organisation de consultation publique environnementale en passant par le conseil aux pouvoirs publics et l’«évaluation des politiques publiques, en s'appuyant sur un réseau d'expertise externe». Le sujet avait déjà été débattu lors du débat devant l'Assemblée nationale en mars sur le projet de l'exécutif visant à inscrire le climat dans la Constitution. Mais le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti s'était dit défavorable à un Défenseur de l'environnement. «Nous ne souhaitons pas multiplier les autorités administratives indépendantes», avait-il opposé à un amendement socialiste.

« Souveraineté alimentaire » : la Coopération agricole livre ses préconisations

Dans un rapport économique intitulé « La souveraineté alimentaire de la France: tirer les leçons de la pandémie de Covid-19» publié le 15 juillet, la Coopération agricole fait part de ses constats, de pistes d’actions précises et de ses préconisations. L’organisation recense trois défis à relever sans quoi «la restauration de la souveraineté agricole et alimentaire de la France ne peut se faire». Tout d’abord, pour une «Ferme France stratège», les coopératives souhaitent la mise en place d’une «planification alimentaire nationale» sous le contrôle du Haut-commissariat au Plan. Ensuite, selon ce rapport, pour construire une «Ferme France productive, diversifiée et verdie», il faut «résoudre la question des investissements stratégiques des coopératives agricoles dans l’outil de transformation agro-alimentaire verdi». Enfin, la reconquête des marchés de la restauration hors domicile publique comme commerciale passera, selon les coopératives, par «une moyennisation de gamme des productions agricoles et agroalimentaires Origine France Garantie». «Il est aujourd’hui urgent de prioriser les investissements pour restaurer notre capacité productive, incluant les activités agricoles et agroalimentaires», défend Dominique Chargé, président de la coopération agricole.

Arboriculture : des récoltes de pommes, poires et cerises confirmées en fort recul

Le gel du printemps aura considérable affecté la production française de pommes, poires et cerises, rapporte Agreste dans ces notes de conjoncture de juillet. Au 1er juillet, les estimations provisoires pour les pomme anticipent une récolte à 1,2 millions de tonnes soit une nette baisse comparée à la moyenne quinquennale (-17%) et par rapport à l’année dernière (-9%). «Avec le retard végétatif et le climat frais, des incertitudes pèsent également sur le calibre des fruits à récolter», indique les services du ministère de l’Agriculture. Du côté des cerises, la demi-récolte de cerise se confirme à quelque 16 000 tonnes. «Il s'agirait de la production la plus faible depuis au moins 46 ans, et du rendement le plus faible, à l'exception de l'année 1977 pendant laquelle le rendement avait été similaire», notent les statisticiens. Cette chute de la production s’accompagne d’une hausse importante des cours en début de campagne. Enfin, une demi-récolte est également attendue pour les poires. A près de 7000 tonnes, «il s'agirait de la production la plus faible depuis au moins 46 ans, et du rendement le plus faible, à l'exception de l'année 1977 pendant laquelle le rendement avait été encore plus bas». Les poires d’été sont les plus touchées.