Grandes cultures
Une aire de lavage collective à Quincieux

Emmanuelle Perrussel
-

Des céréaliers, mais aussi des maraîchers et des arboriculteurs des environs de Quincieux peuvent désormais utiliser un outil commun porté par la Cuma pour nettoyer et remplir leurs pulvérisateurs plus facilement et dans les règles.

Une aire de lavage collective à Quincieux

À quelques centaines de mètres de la liaison autoroutière A6-A46 se trouve désormais une aire de lavage collective à Quincieux, au lieu-dit Billy. En effet, depuis la fin 2020, elle est en partie opérationnelle (les phytobacs ne sont pas encore mis en service) et peut être utilisée par dix-sept exploitations de Quincieux, Chasselay, Ambérieux d’Azergues ou encore les Chères. Porté par la Cuma du secteur, cet outil permettra aux céréaliers, arboriculteurs et maraîchers concernés de nettoyer et remplir leurs pulvérisateurs dans les règles de l’art.

Gilbert Bouricand, trésorier de la Cuma et responsable du groupe d’agriculteurs utilisateurs a présenté cet outil, lundi 8 mars à ses collègues céréaliers du groupe Ferme 30 000 « L’idée de construire cet équipement a germé au départ dans l’esprit de plusieurs agriculteurs concernés par l’emprise du chantier du barreau d’autoroute A6-A46 sur un certain nombre d’hectares. AP2R nous avait promis à ce moment-là une enveloppe de compensation pour financer un projet collectif. Initialement porté par le syndicat agricole local, la Cuma a ensuite pris le relais. Les travaux ont démarré en octobre 2019 pour s’achever un an après, la crise de la Covid-19 étant passée par là… », retrace le céréalier de Quincieux.

Un projet aidé

Au niveau budget, sur les 235 000 €, les dix-sept exploitants ont un reste à charge d’environ 35 000 € à se répartir. AP2R a financé une partie et ce projet était éligible au Plan de compétitivité des exploitations agricoles.

Alimentée en eau du réseau de ville et du réseau d’irrigation, l’aire comprend une lance à haute pression pour rincer, une cuve de stockage des eaux usées, deux phytobacs et trois bungalows différents. L’un sert de vestiaires, un autre est un local technique où les eaux usées passent pour être analysées avant de rejoindre la cuve de stockage et le dernier abrite des armoires individuelles pour entreposer en toute sécurité ses produits phytopharmaceutiques. Les phytobacs contiendront très prochainement un mélange de paille et de terre destinées à dégrader les molécules des produits. Ce mélange dégradé peut ensuite être épandu sans crainte sur les parcelles agricoles. À son arrivée et à son départ, chaque utilisateur doit passer sa carte magnétique. Sont enregistrés l’usage d’eau, la quantité de fond de cuve, la quantité d’eau usée, le temps passé sur place, etc.

Pour les agriculteurs, il est vivement conseillé d’avoir une aire de lavage et de remplissage des pulvérisateurs, « aussi qu’elle soit collective permet de mutualiser les coûts », souligne Gilbert Bouricand. Jacky Dumont, céréalier et producteur de légumes à Chasselay ajoute « que c’est plus pratique que de procéder à un rinçage à la parcelle et on apprécie de bénéficier d’une installation 100 % aux normes ».