FDSEA 69
Section laitière : une année d'actions et d'inquiétudes

Simon Alves
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Mickaël Gonin a dressé le bilan des actions de la section laitière en 2020 lors de la journée laitière du 7 janvier. Les adhérents présents ont aussi pu exprimer leurs inquiétudes.

Section laitière : une année d'actions et d'inquiétudes
Mickael Gonin (président de la section laitière), Daniel Perrin (secrétaire générale de la FNPL) et Jacques Faya (administrateur FNPL) lors de la journée laitière du 7 janvier.

"Aujourd'hui, nous avons la chance d'avoir une filière structurée et on a des résultats." Par ces mots, Mickaël Gonin a souhaité mettre en lumière le travail de la section laitière de la FDSEA pendant l'année 2020. "Beaucoup de travaux sont menés, et il faut le rappeler, car c'est ce pourquoi il faut faire l'effort d'adhérer", a tenu à ajouter le président de la section. Trois axes de travail avaient été définis pour l'année éoculée : au niveau départemental, régional et national. Dans le Rhône, et à la demande plusieurs producteurs, les représentants syndicaux n'ont pas hésité à se rendre dans les commerces pour relever les prix. "C'était l'occasion de montrer qu'on était là, a martelé Mickaël Gonin. C'est par ce type d'actions que l'on a imposé le made in France dans les magasins, mais ça reste fragile, il nous faut veiller au grain."

La section laitière a aussi souhaité mettre l'accent sur le développement du bas carbone dans l'agriculture rhodanienne. En septembre, un appel à projets a été lancé, et huit exploitations dont sept laitières y ont répondu. "Le stockage du carbone peut représenter un petit complément économique qui ne nous coûte pas grand-chose, a justifié Mickaël Gonin. En moyenne une exploitation peut gagner entre 2000 et 3000 euros. Et ça fait valoir nos pratiques et revalorise notre image." Au niveau régional, la FDSEA déplore en revanche la difficulté de faire reconnaître le lait de montagne et le valoriser auprès des entreprises à travers la mise en place d'un logo sous leur marque. "Tant qu'on ne parlait pas d'argent, ça allait, mais après, ça a vite coincé", a ironisé le président de la section.

Au jeu des questions réponses avec les adhérents présents, le principal motif d'inquiétudes et de débat a reposé sur la question de la valorisation des veaux. Des animaux qui ne peuvent pas être vendus en dessous de 50 kilos, ce qui pousse les exploitants à les brader et par conséquent ne leur permet pas de couvrir leurs charges. Face à cette épineuse question, Mickaël Gonin et Daniel Perrin, secrétaire général de la FNPL présent pour l'occasion, ont évoqué la mise en route d'une ferme expérimentale pour tenter de trouver des débouchés, à laquelle s'ajoute un programme interprofessionnel de promotion de viande de veau.