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Claire Nicolas : "Vivre d'un hectare, pour moi, c'est positif"

Simon Alves
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Lors de l'opération serres ouvertes de Sicoly le mardi 8 juin dernier sur l'exploitation de fruits rouges Chanavat à Grézieu-le-Marché, plusieurs producteurs en recherche de diversification et de futurs producteurs en reconversion ont visité les lieux. Claire Nicolas, ingénieure en biologie, en faisait partie, avec le projet d'avoir sa propre exploitation dans les prochaines années.

Claire Nicolas : "Vivre d'un hectare, pour moi, c'est positif"
Ingénieure en biologie, Claire Nicolas pense se reconvertir dans la production de fruits rouges.

Que faites-vous actuellement ?

Je suis actuellement encore en poste, en tant qu'ingénieure en biologie. Je suis chef de projet dans une entreprise, une petite boîte sur Lyon où l'on fait des analyses immunologiques. Ça fait depuis le début de l'année que je fais un bilan de compétences parce que j’aimerais bien changer de voie et éventuellement, sortir de la ville déjà de Lyon. J'en ai vraiment envie et la culture de petits fruits m’intéresse beaucoup.

Pourquoi avoir choisi la culture de fruits rouges ?

Déjà j’étais partie sur de l’agriculture. Tout ce qui est élevage ça me paraît trop prenant, je pense que ça n’est pas fait pour moi. Alors que tout ce qui est culture de fruits, j’adore ça. J’ai bien creusé le sujet et j’ai l’impression que c’est quelque chose qui peut me convenir. C’est saisonnier, ça peut me permettre de faire autre chose en parallèle. Mais je n’en suis qu’au début de mon projet, ça peut évoluer, je viens voir les gens qui en font pour voir comment ça se passe.

Comment vous aide votre bilan de compétences ?

“On a fait sortir les compétences que j’ai et qui pourraient me servir dans mon futur métier, ainsi que mes goûts, ce que j’ai envie de faire, ce que j’aime dans le travail. Ça a aidé pour certains choix. Je fais aussi de la poterie en loisirs pour le moment, mais je vais basculer sur la culture de petits fruits. Là je vois quand même que les gens arrivent à en vivre, en ayant des surfaces plus petites. On parle de vivre sur un hectare, et pour moi c’est positif.

Savez-vous où vous comptez vous installer ?

Je ne sais pas encore. Ce sera pour moi plutôt dans des zones un peu plus montagneuses. Les petits fruits pourraient bien s’adapter à ce type de zones.”

Qu'avez-vous appris lors de cette opération "serres ouvertes" ?

Déjà la culture hors sol je ne connaissais pas. J’en avais entendu parler, mais c’était tout nouveau. Ce n'est pas forcément ce que je voudrais faire mais j’ai compris que les rendements étaient vraiment meilleurs. Ils ont très bien expliqué aussi les différentes variétés de fraises et de framboises, et puis on a beaucoup parlé aussi des maladies, des traitements, des insectes pouvant attaquer les fruits de l’irrigation ou des rendements qui sont moitié moins en sol. Il y a la coopérative Sicoly qui a l’air sympa, qui offre des aides aux nouveaux qui s’installent. Je ne connaissais pas tout ça mais c’était très bien.

Quelle est la prochaine étape pour vous ?

Déjà il faudrait que je passe par une formation. Je suis en train de regarder ça. Sinon j’essayerai de travailler comme ouvrière agricole pour me former. Ce n’est pas pour tout de suite, mais peut-être dans les deux ans à venir.”