À l’école du terroir

Cédric Perrier
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Les effectifs des maisons familiales rurales (MFR) demeurent stables pour cette année scolaire 2020/2021. Il y a des nouveautés, bien entendu, mais aussi des projets, signe d’un réseau éducatif agricole dynamique.

 À l’école du terroir
Le réseau des MFR dans le Rhône, ce sont douze établissements et près de 1300 élèves en plus de 900 apprentis.

« Pour pallier les annulations des portes ouvertes, nous avons mis en place une importante communication digitale. Afin de maintenir le lien avec les familles, les entretiens se sont effectués par visioconférence, un système qui a d’ailleurs été très bien accepté », commente Ludovic Buffavand, directeur de la fédération des MFR du Rhône. Le confinement levé, toutes les MFR ont mis en place une demi-journée par semaine durant laquelle les familles pouvaient prendre rendez-vous et ainsi rencontrer les directeurs d’établissements sur site.

Autant d’élèves que l’an dernier

Preuve d’une réussite, le nombre d’élèves pour cette rentrée 2020 reste stable (1300)  avec une hausse sensible d’apprentis, environ 900. Une augmentation qui ne se dément pas depuis plus de cinq années en raison d’une offre plus importante et d’une meilleure attractivité de l’outil de formation.

Pour celle nouvelle année, outre le protocole sanitaire de circonstance, ce sont essentiellement les organisations en interne du quotidien qui ont été adaptées, mais sans grand chamboulement. « Par exemple, pour la restauration, les élèves restent à la même place et à la même table. On maitrise le brassage des élèves, il en va de même pour l’internat où les déplacements sont limités. »

Un CP jeps à Saint-Laurent-de-Chamousset

Alors que des filières comme la mécanique à Saint-Martin-en-Haut et celle du bois à Lamure-sur-Azergues ont vite été saturées, celle du bâtiment à Saint-Symphorien-sur-Coise est plus à la peine.

« La filière service aux personnes est à la fois plébiscitée dans le contexte actuel par ceux qui souhaitent apporter leur soutien durant cette crise sanitaire, mais aussi abordée avec méfiance en raison de stage potentiel dans les Ehpad », relève toujours Ludovic Buffavand.  En parallèle des rentrées habituelles, de nouvelles orientations sont au programme.

À la MFR de Saint-Laurent-de-Chamousset, le certificat professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport (CP jeps), un niveau en-dessous du BP jeps est possible depuis cette année, comme le brevet professionnel (BP) de maçon à Saint-Symphorien-sur-Coise.  

Bichonner des véhicules anciens

Non loin de là, à Saint-Martin-en-Haut, et moins ordinaire, c’est un certificat de qualification professionnelle (CQP) pour les véhicules anciens et historiques (VAH) qui débutera en octobre, toujours sur la base d’une année en alternance.

Ludovic Buffavand est assez heureux de cette nouveauté : « ils seront une dizaine, un travail qui se fait en collaboration avec la fondation Berliet. » Cette année scolaire sera également celle des premières épreuves du bac techno sciences et technologies de l’agronomie et du vivant (STAV), lancé il y a trois ans à la MFR de Chessy-les-Mines.

En contact avec les sapeurs-pompiers 

« Nous avons d’autres ambitions, comme créer une section de sensibilisation aux sapeurs-pompiers à Saint-Romain-de-Popey puisque parmi nos élèves beaucoup sont volontaires. Par ailleurs, une démarche de labellisation responsabilité sociétale d’organisation (RSO) est en cours pour tout le réseau MFR de France et devrait être finalisée au premier semestre de l’année prochaine. »

Enfin, un nouvel atelier bois sera terminé cet automne à la MFR de Lamure-sur-Azergues, tout comme à Saint-Romain-de-Popey avec un nouvel espace dédié à l’agroéquipement. De plus, des travaux d’agrandissement de l’internat de Sainte Consorce sont prévus cet hiver, avec de nouveaux espaces pédagogiques de paysage.