Agriculteurs
Moral en berne un an après le début de la crise sanitaire (Ipsos)

Emmanuelle Perrussel
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Environ 54% des agriculteurs se disent pessimistes quant à l'avenir contre 40% l’an passé à la même période, selon un sondage Ipsos-Agri Avis réalisé entre le 30 mars et le 19 avril. L'étude a été réalisée sur internet, sur la base du volontariat, auprès de 223 agriculteurs.

 

Moral en berne un an après le début de la crise sanitaire (Ipsos)

Cette baisse de moral est particulièrement prégnante chez les jeunes (60 % des moins de 45 ans se disent pessimistes) et chez les exploitants en grandes cultures (62 % se disent pessimistes). Les principales raisons exprimées pour expliquer ce moral en berne sont: les perspectives économiques et la situation financière (évoqué par 55 % des agriculteurs), le poids de l’administration et des normes réglementaires (50 %) et la mauvaise image de l’agriculture à travers les médias notamment (35 %). A l’inverse, 13% des agriculteurs se disent optimistes. Une foi en l’avenir motivée principalement par un changement de pratiques (bio, agriculture de conservation) ou une réorientation du modèle économique (nouvelles opportunités, circuits courts…).