Syndicalisme
Les attentes de la profession

Emmanuelle Perrussel
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La profession espère faire reconnaître l’intégralité du département, compte tenu de l’ampleur de la sécheresse. Pascal Girin, au nom de la FDSEA, revient sur la situation et les revendications du monde agricole sur ce dossier calamités.

Les attentes de la profession

Pour prétendre à une indemnisation au titre des calamités agricoles, les agriculteurs ayant subi un aléa doivent faire état de dégradations dépassant certains seuils : au moins 30 % de pertes pour la production sinistrée et au moins 13 % de perte par rapport au produit brut théorique de l’exploitation. 

« Besoin d’aides significatives »

En 2019, le CNGRA a reconnu au titre des calamités agricoles les pertes de fourrages (prairies et maïs) dues à la sécheresse 2019 sur la partie nord du département. Cette année, la profession agricole espère faire reconnaître l’intégralité du département, compte tenu de l’ampleur de la sécheresse. Pascal Girin, président de la FDSEA, indique que le prochain comité départemental d’expertise (CDE) se tiendra fin novembre. « Pour l’instant, le CNGRA est prévue le 23 janvier mais la profession espère l’avancer à début janvier car les besoins de trésorerie sont énormes pour les exploitants qui ont à prévoir des achats de fourrages pour pallier les manques. Et cela, de surcroît dans un contexte de flambée des prix des fourrages, notamment en paille, car la demande est soutenue de la part de pays étrangers. Nous revendiquons également que l’enveloppe nationale des calamités soit abondée car cette année, avec la sécheresse et les intempéries dans le Sud de la France, elle sera insuffisante. Nous avons également sollicité le soutien de la Région Auvergne-Rhône-Alpes qui nous donnera une réponse à l’issue des différents CDE », complète l’éleveur de Grandris. 

Pascal Girin rappelle par ailleurs que « ce dispositif des calamités doit évoluer car il n'est plus adapté aux conditions climatiques actuelles, notamment vis-à-vis de la moyenne quinquennale qui sert de référence à la moyenne de production. Il serait plus judicieux d'opter pour une moyenne de dix ans et de baisser le seuil de perte de produit d'exploitation à 11 % contre 13 % actuellement. Cela permettrait à un plus grand nombre d'exploitations d'être éligibles à ce dispositif. Nous espérons aussi une évolution du système assurantiel. C'est une revendication de la FNSEA ».