Sécuriser l’alimentation des troupeaux

Cédric Perrier
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La Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) demande à l’Union européenne de permettre à l’ensemble de la profession agricole de pouvoir valoriser les jachères en période de sécheresse. Le syndicat demande également le régime des calamités agricoles.

Sécuriser l’alimentation des troupeaux
Pour la FNPL, la sécurisation de l’alimentation des troupeaux passe par une collaboration entre éleveurs et céréaliers locaux.

« Le bien-être de nos animaux est une priorité absolue, nous travaillons pour les nourrir au mieux. Les éleveurs laitiers sont en droit d’attendre une approche constructive et réactive de l’Union européenne pour s’adapter au changement climatique. L’utilisation des surfaces en jachère autorisées à compter du 31 juillet pour les seuls éleveurs de 47 départements, est presque une provocation », s’indigne la FNPL via un communiqué.

Pour le syndicat, la sécurisation de l’alimentation des troupeaux passe par une collaboration entre éleveurs et céréaliers locaux. Cette solution permet de limiter l’impact environnemental lié au transport d’aliments. La FNPL demande à l’Union européenne de permettre à l’ensemble de la profession agricole de pouvoir valoriser, en période de sécheresse, les jachères dès lors qu’elles sont destinées à l’alimentation des troupeaux.

Régime des calamités agricoles

« Par ailleurs, les pouvoirs publics français doivent immédiatement mettre en œuvre le régime des calamités agricoles ainsi que toute aide qui évitera une décapitalisation du cheptel français faute de trésorerie pour acheter des fourrages nécessaires au bien-être des animaux présents sur les exploitations. »

Les producteurs de lait, polycultures éleveurs, cumulent une double difficulté cet été : de faibles rendements en fourrage et en céréales. Les conditions climatiques ont largement impacté la pousse des céréales et réduit fortement la récolte de paille. La faible disponibilité de celle-ci va augmenter les coûts pour l’ensemble des éleveurs.

Dans son communiqué, la FNPL interpelle directement le ministre « pour prendre les bonnes décisions car dans six mois il sera trop tard. »