Dans un contexte de crise, l’agriculture n’est pas oubliée

Cédric Perrier
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La séance publique du conseil départemental du 9 octobre a été chargée pour l’agriculture. Les protections des espaces naturels et agricoles périurbains (penap) ont fait l’objet d’une attention particulière.

Dans un contexte de crise, l’agriculture n’est pas oubliée
Au total, 27 demandes de subventions Penap validées pour un montant de 440 000 euros.

Non pas que le rapport ait enclenché un débat houleux, mais il a suscité quelques échanges. C’était le quatrième appel à projets de la politique de protection des espaces naturels et agricoles périurbains (penap). Au total, 27 demandes de subventions validées pour un montant de 440 000 euros.

C’est alors que Richard Chermette, élu du canton de L’Arbresle,  a sorti sa calculatrice : « je remarque que l’agriculture bio est peu présente dans ce dispositif : sur la somme totale, seulement 6000 euros sont dédiés à la transition écologique. Ce n’est qu’un simple constat. Je ne voudrais pas qu’il y ait une frilosité du Département à accompagner cet inéluctable virage. »

Une majorité de maraîchers et arboriculteurs 

Colette Darphin, conseillère départementale déléguée à l’agriculture, lui a répondu « qu’aucun dossier n’avait été refusé pour son orientation environnementale. Les demandes de dossiers passent par les communautés de communes et sont ouverts à tous les types d’agriculture. »

Parmi les bénéficiaires, une majorité de maraîchers arboriculteurs, plus quelques viticulteurs et éleveurs dont certains font aussi de la culture céréalière.  Les demandes concernent essentiellement du matériel, mais aussi des aides à l’installation, comme à Saint-Julien-sur-Bibost, pour l’EARL Terre d’Arjoux, sur un élevage de porcs plein air en AB.

Soutien à l’association Paragrêle 69

Quand elles sont individuelles, les Penap sont plafonnées à 30 000 euros, alors que pour un projet collectif, comme pour l’association Paragrêle 69, elle s’élève à 60 000 euros. Le président de l’association et président de la chambre d’agriculture du Rhône, Gerard Bazin,  a sollicité un soutien pour développer le système paragrêle sur les cantons de Vaugneray, L’Arbresle, Brignais, Mornat, Tarare, Val d’Oingt et Saint-Symphorien-d’Ozon. Avec une aide au fonctionnement, la subvention du Département se monte à 85 000 euros pour un montant total d’investissement de 462 000 euros.

Sur la répartition des aides -9 cantons concernés- Daniel Valero, maire de Genas, a reconnu un déficit d’information : « il n’y a pas beaucoup de demandes dans mon secteur par faute de communication. J’ai fait une réunion avec les agriculteurs et je peux vous assurer que pour le prochain appel à Penap il y aura des demandes de l’est lyonnais. »