Elevage
Eleveur de fourrage : Bulletin n°14

Emmanuelle Perrussel
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Rhône terre d'éleveurs a édité son 14e bulletin : Eleveur de fourrage de l'année 2021. 

Eleveur de fourrage : Bulletin n°14

Pâturage : 

Avec la légère pluviométrie de la semaine dernière, nous retrouvons des croissances normales pour la saison Nous approchons les 50 kg malgré des températures encore faibles pour la saison Les épis sortent sur la plupart des PN, il faut veiller à leur consommation.

Réfléchissez dès maintenant à l'allongement des temps de repos par l’introduction de parcelles supplémentaires pour maximiser la croissance au prochain tour Dans l’ensemble, les hauteurs d’herbe sont maintenues, preuve que le pâturage a bien été géré

En ce début de semaine, l’eau est tombée en abondance sur tout le département Vous allez désormais vous retrouvez avec une problématique de portance pour certains selon les types de sols de vos parcelles de pâturage Il ne faut pas que les animaux aillent abîmer les terrains de pâturage Pour cela, plusieurs
solutions sont possibles.

• Privilégier les parcelles les plus drainantes, la portance s’améliore vite au mois de mai lorsque les conditions redeviennent meilleures.

• Limiter le temps de présence au pâturage en sortant les animaux plus tard qu’à l’accoutumé et avec le rumen « vide » pour favoriser l’ingestion. Lorsque les vaches sont au pré, elles doivent consommer. Il faut réduire les temps de socialisation.

• Si les animaux sont lâchés à la même heure le matin, il est impératif de les rentrer plus tôt dans la journée. Il faut donc augmenter les quantités distribuées à l’auge.

• Si les parcelles sont vraiment trop humides, complémenter à l'auge en foin, enrubannage ou ensilage de maïs (s’il n’était pas fermé), quitte à refermer les vaches 2-3 j.

• Une fois l’épiaison passée, faire pâturer moins ras. À cette période, avec des repousses feuillues, on peut tolérer une hauteur de sortie de parcelle un peu plus haute.

• Laisser à l’intérieur les animaux en chaleur pour éviter les piétinements.

Parcelles de luzerne : 

En ce qui concerne les parcelles implantées en luzerne et destinées à de l’ensilage ou de l’enrubannage, il n’y a pas d’urgence pour les récolter.

Le gel les a abîmées et les a retardées dans leur avancement. Cependant, les récoltées prématurément n’auront pas forcément d’impact positif. Il est donc important de faire le tour de vos parcelles pour constater leur stade.

Pour une récolte optimum, il est conseillé d’attendre le début du bourgeonnement voire de patienter jusqu’à 10 jours supplémentaires. C’est à ce stade là que vous obtiendrez le meilleur compromis qualité/quantité. Vous retrouverez le maximum d’énergie et de protéine à l’hectare.

Laurine Desmaris
Port : 06 84 11 43 60
Mail : [email protected]