Suite aux épisodes de gel
La profession se mobilise

Emmanuelle Perrussel
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Les évènements climatiques ont durement touché les productions végétales du département et principalement les arboriculteurs et viticulteurs.

La profession se mobilise

La profession, par mon intermédiaire mais aussi les responsables syndicaux et de filières, s’est et continue d’être mobilisée pour faire reconnaitre les dégâts et leur prise en compte.

À ce jour de nombreux travaux sont en cours au niveau de l’État mais aussi des collectivités locales : comme la région Auvergne-Rhône-Alpes, le Département du Rhône la Métropole mais aussi des communautés de communes fortement impactées par cet épisode de gel.

Les différents chantiers, pour l’accompagnement économique sont, entre autres les suivant :

-          accompagnements d’urgence annoncés par le gouvernement : les critères ne sont pas encore connus mais les priorités pourraient être les jeunes installés aidées et les exploitants touchés plusieurs années de suite.

-          Procédure calamité : elle devrait être étendue aux viticulteurs. Pour les arboriculteurs, la procédure est en cours. Nous, profession, demandons un versement d’acompte dès la fin de l’été. La profession demande aussi à ce que l’aide des collectivités puisse compléter les aides État sur les calamités.

-          Dégrèvement de la taxe foncière sur le non-bâti : les analyses sont en cours pour l’activation.

-          Prise en compte de la main-d’œuvre permanente : la profession demande la prise en charge du salaire et des cotisations sociales pour les exploitations et les entreprises de mise en marché (coopératives et expéditeurs), en se calant sur la mesure Covid.

-          Concernant les collectivités, notre demande concerne des entrées collectives pour accompagner des projets (installation, expérimentation, innovation, emploi, sanitaire, sécurisation de la production/changement climatique).

Attention, les modalités de ces mesures, à l’heure où nous écrivons l’article ne sont pas encore finalisées.

Au-delà de ces mesures d’urgence et de ces mesures exceptionnelles, il faudra aussi rapidement réfléchir à des mesures structurelles, en particulier vis-à-vis des dispositifs assurantiels et fonds de calamités qui trouvent leurs limites dans ces situations exceptionnelles qui malheureusement se répètent trop souvent.

Les dégâts ne sont pas que financiers, vous pouvez avoir besoin d’échanger. Afin de vous accompagner sur vos exploitations que ce soit au niveau technique ou humain, n’hésitez pas à solliciter nos services :

-          arboriculture : C. Gratadour 06 75 09 23 30.

-          Viticulture : B. Clodoré 06 08 10 63 71.

Nous sommes à vos côtés et restons votre relais pour que vos difficultés soient prises en compte et que des solutions vous soient trouvées.

 

Gérard Bazin, président de la chambre d'agriculture