L’abattoir entre dans une nouvelle ère 

Cédric Perrier
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L’abattoir de Saint-Romain-de-Popey, qui a ouvert le 5 janvier 2000, est un équipement en plein essor. Mais avec 3200 t de carcasse abattue chaque année, il est arrivé à saturation. Pour assurer son avenir, l’extension et la modernisation du site ont été validées. 

 

L’abattoir entre dans une nouvelle ère 
L’abattoir de Saint-Romain-de-Popey a remplacé celui de Tarare il y a vingt ans. Avec cette extension, il va notamment multiplier par deux la capacité de production de l’atelier de découpe.

Face à la volonté de moderniser l’équipement et au souhait de promouvoir une filière locale de viande, l’abattoir de Saint-Romain-de-Popey va être rénové. Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme Terralim poursuivi par la communauté d’agglomération de l’ouest lyonnais (Cor) et de la création de la marque de steak haché Bio du Beaujolais, par la société Sopacel.

La Cor a opté pour la modernisation et l’extension de l’abattoir existant, qui doit augmenter sa capacité de production à 5200 t par an, dont 3000 t pour le seul atelier de découpe contre 1500 t actuellement. Cette augmentation de capacité doit accompagner les marchés porteurs que sont le steak haché, les barquettes et la valorisation des achats.

Soutenir l’activité agricole du territoire  

En parallèle seront créés une ligne de fabrication de steaks hachés et un atelier de transformation au sein de l’atelier de découpe de Sopacel, qui souhaite agrandir et diversifier son activité actuelle. La Sopacel, filière de Celmar, une coopérative du Limousin qui regroupe près de 800 éleveurs, représente 65 % du volume, le reste étant à part égale entre les éleveurs et les bouchers.

Le maintien de cet outil de proximité essentiel à l’économie locale, dépassant largement le périmètre de la COR, puisque 80 % de la clientèle se trouve au sein du triangle Bourg-en-Bresse, Grenoble et Saint-étienne (3 millions d’habitants), doit permettre de soutenir l’activité agricole sur le territoire et favoriser le développement des circuits courts. Ce projet s’inscrit dans la politique agricole et alimentaire de la Cor pour la relocalisation de la production et le développement des capacités d’approvisionnement local.

Maintien du fonctionnement pendant les travaux 

L’étude de faisabilité lancée en début d’année 2020 a permis de choisir le scénario le plus adapté pour la réhabilitation de l’abattoir. Les outils seront modernisés et agrandis sur site. Les différentes parties prenantes du projet ont acté le maintien du fonctionnement de l’abattoir durant la phase de rénovation.

Le projet est porté en partenariat avec Secat, exploitant de l’abattoir et les sociétés Sopacel et Celmar, propriétaires de l’atelier de découpe. Il associe également la chambre d’agriculture du Rhône et les services de l’Etat. L‘investissement estimé est de 5 millions d’euros pour l’abattoir et de 2 millions d’euros pour l’atelier de découpe.