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Les éleveurs de montagne et des zones défavorisées s’estiment sacrifiés

Emmanuelle Perrussel
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Dans un communiqué, les éleveurs du Massif central, des Alpes, des Pyrénées et du Jura « constatent avec amertume que leurs territoires et productions pourraient être les principaux contributeurs au développement de la production de protéines végétales ».

Les éleveurs de montagne et des zones défavorisées s’estiment sacrifiés

Même s’ils saluent le maintien du budget de l’ICHN pour la prochaine programmation budgétaire, ils déplorent que « la stabilité budgétaire n’ait pas permis de privilégier les actifs agricoles ». Ils en concluent que la prochaine Pac ne sera pas celle de la reconnaissance des actifs, ni même de l’ensemble des services rendus par l’agriculture de montagne et des zones défavorisées.

« Les nombreux atouts environnementaux des systèmes herbagers et pastoraux de ces territoires ne semblent, à ce jour, pas faire l’objet d’une reconnaissance spécifique dans le cadre de l’éco-régime » et les exploitations d’élevage de ces zones pourraient être les plus fortement et les plus négativement impactées par la hausse des aides couplées en faveur de la production de protéines végétales, observent-ils.

En outre, les exploitations des zones de montagne et défavorisées ne pourront pas accéder à une partie des aides couplées aux protéines végétales fourragères pour améliorer l’autonomie de leur exploitation.