Elevage
Eleveur de fourrage : Bulletin n°17

Emmanuelle Perrussel
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Rhône terre d'éleveurs a édité son 17e bulletin : Eleveur de fourrage de l'année 2021. 

Eleveur de fourrage : Bulletin n°17

Les foins, où en sommes-nous ?

Sur les secteurs les plus précoces, les 1000°C de cumuls de températures ont été atteints cette semaine. Cela signifie donc le début de la saison des foins précoces. Avec les conditions météorologiques de la semaine dernière, les 1ers chantiers ont été réalisés. À ce stade-là, c’est bien évidemment la qualité qui est recherchée et non pas la quantité. Pour ceux qui ont des prairies qui se dégradent, qui s’éclaircissent niveau densité, il ne faut pas hésiter à laisser « mûrir » le foin pour qu’il monte à graine et « ressème » un peu la parcelle . En le faisant plusieurs années de suite, vous pouvez re-densifier la flore de vos prairies.

De plus, un foin au stade floraison est tout à fait suffisant en terme de qualité pour nourrir vos animaux, que ce soit vaches ou génisses. Ces foins précoces réalisés avant le stade floraison des graminées, peuvent avoir tendances à chauffer s’ils n’ont pas été rentrés assez sec. A teneur en MS et densité de balle identiques, un fourrage jeune et riche est plus sensible à l’échauffement qu’un fourrage fauché tardivement (stade floraison ou plus tard).

Un fourrage jeune se caractérise par une forte teneur en matière organiques solubles (sucres, protéines). Or, cette matière organique soluble est le carburant des réactions métaboliques à l’origine de l’échauffement. Un échauffement traduit une perte d’énergie sous forme de chaleur, c’est-à-dire que le fourrage perd de sa valeur énergétique. D’un autre côté, l’élévation de température au-delà de 40°C provoque la réaction de Maillard : les protéines se lient aux fibres et deviennent de moins en moins digestibles. Surveillez bien vos bottes après stockage pour vérifier l’échauffement.

Témoignage d’éleveur : Pierre Lepin, utilisateur d’HappyGRASS

Pour quelles raisons utilisez-vous cette application ?

• Je fais du pâturage tournant dynamique et je souhaite augmenter la valorisation de mes pâtures ainsi que mon efficacité économique.

• J’ai envie d’améliorer le calcul de surface d’herbe disponible en surface pâturée et c’est compliqué sans connaître le nombre de jours d’avance, calcul permis avec l’application.

• Ma laiterie souhaite l’enregistrement des pratiques de pâturage, j’utilise donc l’appli pour saisir mes données.

• Pour pouvoir estimer la production de mes prairies, suite à mes enregistrements de pâture je vais pouvoir faire mon bilan en T de MS pour me repérer. Il est important pour moi de voir le potentiel de croissance de mes prairies.

• J’ai également trouvé simple le découpage de mon parcellaire pour mettre en place mes paddocks en amont de la saison de pâturage.

Comment qualifiez-vous l’utilisation de l’application dans le quotidien ?

• Les saisies sur le pâturage sont très simples à remplir. La complémentation est aussi pré-enregistrée dans le téléphone si le nombre de VL est saisi. S’il n’y a pas de changements, tout reste identique. J’utilise l’application pour les saisies au quotidien sur le pâturage mais je vais sur la version web pour prendre connaissance de la valorisation. Je peux saisir différents lots pour pâture VL/génisses. J’enregistre aussi mes interventions de fumure avec les Unités/ha ainsi que le type de mécanique avec le rendement de la parcelle.

Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à prendre contact : Mickaël Coquard au 06 89 12 55 72, [email protected]

Laurine Desmaris
Port : 06 84 11 43 60
Mail : [email protected]