Une saison bien engagée

Cédric Perrier
-

En cas de météo favorable, Chambe, Cerifrais et Sicoly sont d’accord pour dire que la saison sera satisfaisante. Qui plus est dans une situation de crise sanitaire exceptionnelle.

Une saison bien engagée
Après une période délicate de dix jours mi-juin, le marché a repris un rythme habituel et les volumes demeurent encore importants. 

La campagne cerise 2020 est bouclée au deux tiers. Pour la Sicoly, cette saison est dans la moyenne habituelle. « Après un bon début de saison, on a connu une période de dix jours assez compliquée à partir du lundi de pentecôte où de gros volumes sont arrivés sur le marché. Les prix ont chuté avec qui plus est une météo maussade. Les cours sont redevenus normaux avec des prix intéressants », note Jean-Bernard Cherblanc, directeur du secteur frais de la coopérative à Saint-Laurent-d’Agny.

Durant cette période plus délicate, la Sicoly n’a pas bloqué ses producteurs mais leur a demandé de ralentir sur la journée du 5 juin. « On sera sur des volumes habituels de 1500 t. La demande redevient intéressante et on est optimistes sur les tardives. » Le discours est identique chez les deux autres metteurs en marché de la région.

Grande campagne de promotion

« Nous sommes dans la dernière semaine des gros volumes, on pense terminer le 17 juillet. Ils sont plus importants que l’année dernière à la même période », note Jean-Marc Coignat dirigeant de Cerifrais à Bessenay. Si la météo reste clémente, il devrait dépasser son tonnage de 2019 (833 t).

Pour Patrick Chambe (Chambe agri-fruit), cette année est l’une des plus précoces qu’il ait connu : « il y a peut-être 1997 où on avait commencé le 12 mai. On s’oriente sur des volumes similaires à l’an dernier, près de 1600 t. La burlat était assez fragile en début de saison mais les prix étaient bons. On a connu ensuite une semaine plus délicate où le froid, la pluie et une production française qui s’est chevauchée, ont entrainé une chute du marché. Les distributeurs ont alors lancé une grande campagne de promotion pour relancer la consommation. »

Le bénéfice du marché français

Dans un contexte unique de crise sanitaire, la cerise n’a pas souffert. « On avait quelques inquiétudes sur le vrac. Finalement il n’y a pas eu de répercussion signifiante, même si on a augmenté de 5 à 10 % le conditionnement en barquettes. Mais au vu de la situation générale, on n’a pas le droit de se plaindre. »

Et si la cerise ne souffre pas de cette page d’histoire, c’est aussi parce que le marché ne dépend pas de l’export. Chez Cerifrais, il y a néanmoins une petite activité hors de l’hexagone. Jean-Marc Coignat ne relève aucune incidence directe : « on augmente l’export en Belgique mais aussi sur le grand export. »