Une récolte décimée par la carie du blé
Élevage / Valentin Delorme, éleveur laitier à Chaussan, se trouve confronté cette année à la carie du blé. La présence de ce champignon sur ses céréales les rend impropres à la consommation animale ou humaine. Un coup dur pour l’exploitation.
Le moral n’est pas au beau fixe pour Valentin Delorme, jeune éleveur installé en hors cadre familial, depuis cinq ans en élevage laitier à Chaussan, à la suite du Gaec des Ravières. À la tête d’un troupeau de 45 vaches prim’holsteins sur 59 ha, il implante chaque année des céréales sur 12 à 14 ha, « le plus souvent un mélange de seigle triticale en semences fermières ». Mais cette année, il a fait le choix de ne mettre que du blé, en semences fermières pour nourrir ses animaux avec le grain et avoir de la paille.« Je suis allé voir si les épis étaient murs et nous avons commencé à moissonner fin-juin. Quand on a mis la batteuse dans le champ, une odeur affreuse de poisson pourri s’est dégagée tandis que la moissonneuse laissait dans son sillage un épais nuage noir… Si on prend un épi contaminé par la carie dans ses mains, on le frotte et de ses grains sortent des millions de spores noires, qui ont pris la place de l’amidon. J’ai appelé des collègues et des techniciens, ils m’ont tous dit de stopper immédiatement la récolte. J’ai 7 à 8 t de blé dans des bennes à jeter… », relate Valentin Delorme, dépité.La carie touche le blé et d’autres espèces
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