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Voirie

Les sentinelles du bas-côté

Si vous êtes titulaire du permis de conduire, vous les avez forcément déjà croisés sur les routes. Leur présence fait parfois pester les automobilistes pressés. Pourtant, sans les agents de fauchage, les bas-côtés deviendraient vite une jungle peu compatible avec la sécurité. À Vindry-sur-Turdine, dans le Rhône, embarquement à bord d’une faucheuse, au plus près d’un métier discret, technique et plus dangereux qu’il n’y paraît.

Par Rémi Morvan
Les sentinelles du bas-côté
RM/IAR
Le bras articulé se déploie, longe l’accotement, contourne les obstacles et avale les herbes hautes.

Le gyrophare orange clignote au petit matin. Sur la route départementale, les voitures ralentissent, patientent, puis doublent quand elles le peuvent. Quelques mètres derrière la faucheuse, un fourgon de protection affiche un message limpide : « Fauchage ». Traduction : agents au travail, merci de lever le pied, même si le café refroidit et que le rendez-vous approche. Dans la cabine, pourtant, rien n’a d’une promenade tranquille. La machine avance lentement, autour de 5 à 10 km/h selon les secteurs. Mais le regard de Rudy Laurent, agent territorial du Département du Rhône, ne s’arrête jamais. Route, bras de coupe, rétroviseur, fossé, panneau, voiture en face : chaque détail compte. Le bras articulé se déploie, longe l’accotement, contourne les obstacles et avale les herbes hautes. Par endroits, une odeur de menthe fraîchement coupée remonte jusqu’à la cabine. Petite poésie de bord de route, invisible derrière un pare-brise. Sécuriser avant tout Le...

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