La méthanisation dans le Rhône, à la croisée des chemins
Méthanisation / Les Journées nationales du biogaz, organisées les 19 et 20 septembre, ont remis la méthanisation agricole sous le feu des projecteurs. Dans le Rhône, la filière reste pourtant de taille modeste et les nouveaux projets peinent à émerger. Coûts élevés, évolution des soutiens publics, accès au financement et acceptabilité locale rebattent les cartes d’un secteur qui conserve, malgré tout, de solides arguments agronomiques.
Dans le Rhône, cela fait plusieurs années que la méthanisation agricole perd de son élan : Enzo Casnici, conseiller énergie au sein de la Chambre d’agriculture du Rhône, rappelle que le département compte actuellement quatre unités agricoles en fonctionnement : Frigalet Énergie à Grandris, Métharavouere à Haute-Rivoire, S.J. Métha à Saint-Martin-en-Haut et Métha Val de Saône à Dracé. Cette dernière est la seule des quatre à valoriser son biogaz par injection dans le réseau, les trois autres relevant historiquement de la cogénération, produisant chaleur et électricité. Dix ans plus tardAvec l’injection du biométhane dans le réseau, les investissements nécessaires ont nettement augmenté : « Très vite, il a fallu se tourner vers des modèles de taille relativement conséquente », explique Enzo Casnici. En cause, la quantité d’intrants nécessaire, mais aussi la capacité d’investissement. Il évoque des équipements pouvant représenter jusqu’à 7 millions d’euros, alors que les unités historiques en cogénération étaient davantage accessibles, selon lui, entre 800 000 et 2 millions d’euros. À cela s’ajoute un raccordement au réseau de gaz « bien plus oné...
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