Du chènevis à la fleur, le pari du chanvre
Présent de longue date dans l’histoire textile du Haut-Beaujolais, le chanvre reste aujourd’hui une production de niche dans le Rhône. À Deux-Grosnes, Laure Deschamps cultive des graines et des fleurs. Son parcours raconte aussi une filière française en développement, mais confrontée localement au manque de débouchés et à un cadre réglementaire souvent complexe.
L’idée lui est parvenue de l’autre bout du monde : traductrice de formation, fille d’agriculteur, Laure Deschamps découvre le chanvre alimentaire lors d’un séjour en Australie. « Il y avait une pizzeria qui faisait des pizzas à base de farine de chanvre. J’ai trouvé ça original et intéressant, puisque c’est très protéiné. J’ai directement pensé que cette plante aurait du potentiel chez nous », explique-t-elle. De retour dans le Haut-Beaujolais, elle profite de l’expérience agricole de son père : lui cultive, elle commercialise, tous deux finissent ainsi par s’associer. Les premières graines sont semées en 2021, avant une première production de fleurs l’année suivante. Des productions complémentaires Aujourd’hui, les deux cultures n’ont ni la même échelle, ni les mêmes exigences agricoles ou réglementaires. Pour le chènevis, la graine de chanvre, Laure Deschamps consacre gén&...
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