Allain Renoux, une vie entière au service de l'aquarelle
Art / À bientôt 80 ans, l'artiste beaujolais continue de peindre avec la même ferveur qu'à ses débuts. Stéphanois de naissance, formé aux Beaux-Arts et amoureux de l'aquarelle, il est également à l’initiative de la Biennale de l'art figuratif de Vaux-en-Beaujolais. Rencontre avec celui pour qui l'art n'a jamais été un métier, mais une raison de vivre.
À l'évocation de ses débuts, Allain Renoux hésite. Non par manque de souvenirs, mais parce que dater précisément sa rencontre avec le dessin est presque impossible. « Je ne sais pas quand j'ai commencé. Si on peut dire, je n'ai jamais commencé. J'ai toujours été. » L'enfant qu'il était remplissait déjà les murs de la maison familiale de reproductions de bandes dessinées : très vite, son talent est remarqué par son entourage. À 14 ans, il entre aux Beaux-Arts de Saint-Étienne où il restera six années avant d'obtenir son diplôme. « C'était simplement une envie de dessiner, de créer. » Une envie qui ne l'a jamais quitté.L'aquarelle comme école de patienceAu fil de sa formation, Allain Renoux découvre de nombreuses techniques. Pourtant, c'est l'aquarelle qui le conquit. « Ce qui me plaît dans l'aquarelle, c’est sa difficulté. » Puisque pour celui qui en a fait sa spécialité, cette technique exige bien davantage qu'un simple coup de pinceau inspiré. Chaque œuvre est longuement pensée avant d'être réalisée : « L'aquarelle, elle va se réfléchir pendant une semaine et vous allez la réaliser en trois minutes. Il faut d’abord savoir...
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