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Statut du fermage : un outil pertinent mais à dépoussiérer

FONCIER / 80 ans après sa création, le statut du fermage reste toujours d’actualité. Des adaptations sont néanmoins nécessaires pour corriger quelques dérives et s’adapter aux évolutions récentes de l’agriculture.

Par Actuagri
Statut du fermage : un outil pertinent mais à dépoussiérer
Le statut du fermage à 80 ans. Il a permis de rééquilibrer les relations entre les propriétaires et les fermiers et de répondre aux défis de l’agriculture de l’après-guerre : nourrir la population et moderniser l’agriculture.

« Le fermage n’est pas remis en cause. 80 ans après sa création, la fécondité de cette loi continue à s’imposer », a déclaré Dominique Potier, député PS de Meurthe-et-Moselle, en conclusion du colloque sur les 80 ans du statut du fermage, organisé par le groupe socialiste de l’Assemblée nationale et la Fondation Jean Jaurès, le 13 avril à Paris. Les responsables agricoles comme les députés qui sont intervenus, tous se sont félicités de cette conquête sociale majeure, issue du Conseil national de la Résistance, « au même titre que le vote des femmes ou la sécurité sociale », a indiqué Éric Sargiacomo, député européen, chargé de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire au Parti socialiste. La loi, adoptée à l’unanimité le 3 avril 1946, a permis en effet de rééquilibrer les relations entre les propriétaires et les fermiers et de rompre le statut de dépendance du métayer vis-à-vis de son bailleur, tout en répondant aux défis de l’agriculture de l’après-guerre : nourrir la population et moderniser l’agriculture.Le fermier sécurisé En créant des baux de 9 ans, puis de 18 ans ultérieurement, en encadrant le prix des fermages, en accordant un droi...

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