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Filière lait

Se projeter sur le plus long terme et agir vite

En cet automne, dans toutes les filières, les agriculteurs font un point de situation, après un été marqué par une sécheresse sans précédent. En élevage laitier, Sébastien Courtois, éleveur à Saint-Bonnet-des-Bruyères et président de Sodiaal Sud-Est, compare certaines données qui ont drastiquement évolué entre 2025 et 2026.

Par Propos recueillis par Emmanuelle Perrussel
Se projeter sur le plus long terme et agir vite
Sébastien Courtois
La même prairie en septembre 2026...

Pourriez-vous présenter votre exploitation ?Sébastien Courtois : « J’élève une soixantaine de vaches laitières sur 60 ha avec un système basé entièrement sur l’herbe à Saint-Bonnet-des-Bruyères. En EARL unipersonnelle avec de la main-d’œuvre salariée, je produis 400 000 l de lait par an en agriculture biologique. » Quel constat dressez-vous sur votre exploitation, après ces derniers mois marqués par une sécheresse historique ?S.C. : « Dans mon système hyperpâturant, septembre est normalement un mois où mes vaches pâturent beaucoup, ce qui réduit fortement mes coûts de production. Cette année, en septembre, ainsi qu’en juillet et août, j’ai dû alimenter les animaux comme en plein hiver. Ainsi, les coûts de production ont bondi car je suis en train d’écouler tous mes stocks et donc obligé d’acheter des fourrages à des tarifs élev...

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