Rapaces et élevage, le défi d’une cohabitation durable
Biodiversité / Du 27 au 29 octobre, Saint-Laurent-de-Chamousset a accueilli le deuxième séminaire du programme européen LIFE GYP'ACT. Pendant trois jours, scientifiques, vétérinaires, éleveurs et acteurs de la conservation ont confronté leurs expériences autour de la protection des rapaces nécrophages, notamment le vautour. Au cœur des échanges, un point central, celui de préserver ces espèces tout en tenant compte des réalités et des contraintes du monde agricole.
Faire dialoguer 2 mondes qui ne se comprennent pas toujours, c'était l'un des principaux objectifs du séminaire organisé du 27 au 29 octobre à Saint-Laurent-de-Chamousset, dans le cadre du programme européen LIFE GYP'ACT. Porté notamment par la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et ses partenaires, ce programme, engagé jusqu'en 2028, vise à restaurer durablement les populations de gypaètes barbus et à réduire les menaces pesant sur ces grands rapaces. Mais leur préservation soulève également des questions sanitaires, techniques et économiques pour les éleveurs qui partagent leur territoire avec la faune sauvage. La première journée était consacrée aux enjeux de conservation, au suivi des populations et à la prise en charge des oiseaux blessés ou retrouvés morts. Les interventions ont notamment abordé les empoisonnements, les risques sanitaires et les expertises médico-légales nécessaires pour identifier les causes de mortalité. Le mercredi 28 octobre, les échanges se sont recentrés sur les relations entre élevage et faune sauvage. Une thématique qui a rapidement mis en évidence les différences de perception entre les professionnels. Pour les spécialistes de la...
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