Les gestes qui comptent
Loup / Face à la hausse des attaques dans le Rhône, la chambre d’agriculture diffuse une procédure destinée aux éleveurs. Signalement rapide, préservation des indices, prise en charge des animaux et alerte des exploitations voisines : chaque geste compte pour faire reconnaître la prédation, protéger le troupeau et améliorer la circulation de l’information.
Au petit matin, la découverte est brutale. Une brebis manque à l’appel, plusieurs animaux sont affolés et une carcasse apparaît au fond de la parcelle. Dans ces premières minutes, l’éleveur doit faire face au choc tout en enclenchant une procédure précise. Car après une suspicion d’attaque de loup, les gestes réalisés sur le terrain peuvent faciliter, ou au contraire compliquer, le constat des agents compétents.Alors que la présence du prédateur s’affirme dans le Rhône, notamment dans le massif du Pilat et l’ouest rhodanien, la chambre d’agriculture rappelle donc les bons réflexes à adopter. Une procédure pratique a été élaborée pour aider les professionnels à ne pas rester seuls face à une situation particulièrement éprouvante.Prévenir l’OFB sous 72 heuresPremier impératif : signaler rapidement l’attaque présumée à l’Office français de la biodiversité (OFB). L’éleveur dispose d’un délai maximal de 72 heures pour appeler le 07 61 18 03 00. Cette prise de contact permet d’engager la procédure de constat et de recueillir les éléments nécessaires à l’analyse de la prédation.En attendant l’intervention, mieux vaut ne pas bouleverser la scène. Les cad...
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