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Le loup et le mur

Prédation / À Longes, la réunion d’information organisée le 10 avril par la Chambre d’agriculture du Rhône et les services de l’État sur la présence du loup dans le sud du département n’a pas calmé les esprits. Dans une salle comble, des éleveurs à bout ont dénoncé des réponses jugées trop administratives face à une menace qu’ils estiment déjà bien installée sur le terrain.

Par Rémi Morvan
Le loup et le mur
RM/IAR
Preuve d’une inquiétude plus que palpable, la salle du conseil de la mairie de Longes était pleine comme un œuf.

Preuve d’une inquiétude plus que palpable, la salle du conseil de la mairie de Longes était pleine comme un œuf. Si la Chambre d’agriculture du Rhône avait convié les exploitants à une réunion d’information sur le loup, beaucoup n’étaient pas venus pour découvrir un dossier, mais venus chercher des réponses concrètes. Et surtout des actes. L’invitation annonçait un point sur le contexte, les classements en cercle, les aides à la protection et l’indemnisation en cas d’attaque.Car sur ce secteur, les éleveurs ne parlent déjà plus de simple suspicion. Le communiqué de la préfecture évoquait lui-même une augmentation des attaques sur troupeaux dans le Rhône, principalement dans le secteur du Pilat, avec 7 constats sur 9 pour lesquels « aucun indice ne permet d’écarter la responsabilité du loup », ainsi que des vidéos et photographies transmises aux services compétents sur les communes des Haies et de Loire-sur-Rhône. Dans la salle, un éleveur l’a résumé sans détour : « arrêtez de dire que c’est du loup de passage. Aujourd’hui, c’est du loup qui est installé ici. »Face à eux, les services de l’État ont rappelé le cadre : le loup reste une espèce protégé...

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