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Directive IED 2.0 : « Le risque est de fragiliser tout un équilibre territorial »

FILIÈRE PORCINE / La révision de la directive européenne sur les émissions industrielles (IED 2.0) inquiète la filière porcine. En élargissant le nombre d’élevages soumis au dispositif, elle pourrait toucher des exploitations familiales de la région Auvergne-Rhône-Alpes et, au-delà, déstabiliser les outils d’abattage du territoire. Francis Le Bas, président d’Interp’Aura, alerte sur les conséquences possibles.

Par Propos recueillis par L.R.
Directive IED 2.0 : « Le risque est de fragiliser tout un équilibre territorial »
Francis Lebas, président d’Interp’Aura. ©Francis Lebas

La directive européenne IED encadre les élevages considérés comme les plus émetteurs. Avec sa révision, dite IED 2.0, les règles évoluent et le champ des élevages concernés pourrait s’élargir. Pourquoi cette évolution inquiète-t-elle la filière porcine régionale ?Francis Lebas : « Depuis plusieurs mois, la profession demande une réelle simplification de la réglementation environnementale et souhaite revenir aux seuils historiques de la directive IED de 2010. Le sujet est crucial, car ce changement pourrait modifier l’échelle des exploitations concernées. Avec l’IED 2.0, notre crainte est que de nombreux élevages basculent sous le coup de ces obligations, alors qu’ils ne correspondent pas, selon nous, au profil des structures industrielles ciblées initialement. En Auvergne-Rhône-Alpes notamment, notre modèle repose essentiellement sur des exploitations familiales. Notre inquiétude est que certains éleveurs ne puissent pas assumer les investissements nécessaires, ce qui pourrait entraîner une baisse de production et une disparition progressive des exploitations dans nos territoires. »Lors du vote au Conseil européen le 24 juin dernier, la Fra...

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