Des vendanges d’hier à aujourd’hui, les temps ont changé
Témoignage / Elle a connu ses premières vendanges en 1974, lui a grandi entre les tracteurs et les cuves. Au domaine familial, Bernadette et Pierre-Valéry Brossette ont vu les sécateurs reculer devant la machine, les récoltes avancer de septembre à août et les tablées se transformer. Deux générations, un même attachement au métier et quelques souvenirs, qui racontent un demi-siècle de vendanges, entre nostalgie et nouveaux défis.
« J’ai fait mes premières vendanges en 1974, l’année de mon mariage. » Cinquante-deux campagnes plus tard, Bernadette Brossette n’a rien oublié. Ni les journées qui s’allongeaient, ni le mois nécessaire pour préparer la saison et presque autant pour tout remballer. À ses côtés, son fils Pierre-Valéry, 51 ans, appartient à la génération suivante. « J’ai toujours été dans les locaux de vendanges, dans les tracteurs ou dans les cuves. J’ai été baigné dans l’univers viticole dès ma plus tendre enfance », raconte-t-il. Un héritage qui remonte au moins à 1710, auquel le temps offre ainsi un drôle de miroir.De septembre à aoûtLe changement le plus frappant tient peut-être au calendrier des vendanges, autant qu’à la météo qui l’accompagne. « C’était fin septembre, quelquefois début octobre », se souvient Bernadette. Cette année, les vendangeurs ont travaillé sous près de 35 °C. « Quand c’était fin septembre, lorsqu’on arrivait à 25 °C, c’était bien ! Cette année, je les trouve très courageux, pour travailler dur sous de telles températures », reconnaît-elle. Une dizaine de degrés séparent les souvenirs de la réalité actuelle, tandis...
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