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Irrigation

Dans le Rhône, l’eau sous haute tension

Avec les eaux superficielles de la moitié ouest du Rhône placées au niveau de crise, la sécheresse a franchi un nouveau cap. Retenues collinaires en baisse, tours d’eau réduits, cultures sacrifiées : dans les exploitations, l’eau disponible impose désormais des choix stratégiques.

Par Rémi Morvan
Dans le Rhône, l’eau sous haute tension
Open AI
La pression ne se mesure pas uniquement en mètres cubes. Les restrictions, notamment horaires, modifient profondément l’organisation du travail.

Chaque goutte doit désormais aller à l’essentiel. Une jeune plantation à sauver, des arbres fruitiers à accompagner jusqu’à la récolte, une parcelle de maïs à maintenir ou des légumes tout juste implantés : face à la diminution de leurs réserves, certains agriculteurs du Rhône ne raisonnent plus seulement la quantité d’eau apportée. Ils doivent choisir les cultures qui pourront encore en recevoir. Une équation agronomique, économique et humaine qui se complique à mesure que l’été avance. Depuis le 10 août, la sécheresse a officiellement franchi son niveau le plus élevé dans une partie du département. Les eaux superficielles de la moitié ouest du Rhône sont placées en crise. L’Est lyonnais, ainsi que les cours d’eau et les nappes du territoire Saône aval, se trouvent en alerte renforcée. Cette nouvelle dégradation intervient à peine plus d’un mois après le premier arrêté du 8 juil...

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