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Zones intermédiaires : cap sur la robustesse

Stratégie / Longtemps poussées à l'agrandissement et à la spécialisation céréalière, les zones intermédiaires sont aujourd’hui confrontées aux limites de la recherche de performance. Une étude de Chambres d'agriculture France appelle à un changement de modèle axé sur la robustesse et la synergie territoriale.

Par Christophe Soulard
Zones intermédiaires : cap sur la robustesse
Les zones intermédiaires sont des laboratoires des transformations à venir et peuvent ainsi tracer la voie à une agriculture plus autonome et résiliente.

À l’image des autres territoires français, les zones intermédiaires sont confrontées à la multiplication des chocs climatiques, économiques et géopolitiques. S’étendant dans une vingtaine de départements, de la Lorraine aux Charentes, ces territoires aux sols pierreux et peu profonds disposent d'une réserve en eau limitée. Historiquement dédiés à la polyculture-élevage, ils se sont spécialisés dans les grandes cultures sous l'effet des soutiens à l'hectare de la Pac. Entre 1988 et 2010, les surfaces en rotation colza-orge-blé y ont progressé de 21 %, rappelle l’étude. Cette trajectoire s'est accompagnée d'une course à l’agrandissement : la surface moyenne atteignait 103 ha en Bourgogne-Franche-Comté et 115 ha en Centre-Val de Loire en 2020, contre moins de 70 ha au niveau national. Pourtant, cet agrandissement n'a pas compensé un potentiel agronomique restreint. De 2018 à 2022, le rendement moyen en blé tendre y plafonnait à 60,1 q/ha, contre 72 q/ha en moyenne nationale et plus de 80 q/ha dans les grandes plaines, relate Magali Catteau, l’auteure de l’étude. Dans le même temps, l'élevage s'est effondré : dans les 18 départements à 100 % en zone intermédiaire, le nombre de fe...

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