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Une facture à 30 milliards d’euros pour l’agriculture française

Par Baisse de la récolte de maïs en 2026
Une facture à 30 milliards d’euros pour l’agriculture française
Si l'ensemble de l'agriculture subissait un choc équivalent, la facture globale atteindrait 178 milliards d'euros, selon OFCE.

Les sécheresses et vagues de chaleur ne sont plus de simples aléas conjoncturels, mais un fardeau financier structurel pour les exploitations agricoles françaises. Dans une étude publiée le 2 octobre*, l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) évalue à au moins 30 milliards d'euros les pertes cumulées par l'agriculture française sous l'effet du réchauffement entre 2010 et 2024. Pour établir ce diagnostic, les chercheurs de l’Office ont comparé les rendements départementaux sur quinze ans au climat de la période 1950-1965. L'évaluation porte sur sept grandes cultures représentatives : le blé tendre, le maïs, la pomme de terre, la betterave, le colza, l'orge et le tournesol. Ces filières représentent 16,8 % de la valeur agricole produite en France. Chaque année, le manque à gagner financier direct pour ces sept cultures oscille entre 1 et 2 milliards d'euros. Sur la période, certaines campagnes enregistrent des chutes de rendement supérieures à 20 %. Le maïs apparaît comme le plus vulnérable, essuyant des pertes de rendement allant jusqu'à 25 % lors des pires années. Pour l’année 2026, la perte de récolte nationale en maïs est même évaluée à 45 % ! Ce total de...

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