« Une attention particulière doit être accordée aux femelles gestantes »
SANITAIRE / Détecté pour la première fois en France cet été, le virus Shamonda est un orthobunyavirus transmis par les moucherons piqueurs du genre culicoïdes. Proche du virus de Schmallenberg, il circule activement en Auvergne-Rhône-Alpes. Romain Persicot, ingénieur-conseil au GDS de l’Ain, fait le point sur sa propagation, ses symptômes et les principaux moyens de prévention à disposition des éleveurs.
Quelle est l’origine de ce virus et comment se propage-t-il sur le territoire ?Romain Persicot : « Son origine n’est pas encore déterminée, mais il appartient à la même famille des orthobunyavirus que le virus de Schmallenberg, qui a circulé dans les élevages français à partir de 2011. Les deux virus peuvent notamment être responsables d’avortements et de malformations. Pour l’orthobunyavirus de type Shamonda, la première détection remonte au mois de juin, dans des exploitations suisses où des signes cliniques avaient été observés et ont conduit à des analyses. Depuis, le virus a été détecté en Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas et en France. Au 31 août, des cas ont été recensés dans 19 départements français1, de la région Auvergne-Rhône-Alpes jusqu’en Normandie. »Comment ce virus se transmet-il ?R. P. : « Ce virus est transmis par des culicoïdes, des moucherons piqueurs. Ces vecteurs sont bien connus puisqu’ils sont également responsables de la transmission de la fièvre catarrhale ovine (FCO) et de la maladie hémorragique épizootique (MHE). Ils ne sont pas responsables, en revanche, de la dermatose nodulaire conta...
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