Taxes américaines : vigilance à l’export
Viticulture / Le retour des droits de douane américains a remis un coup de pression sur les vignobles français. En Beaujolais, le sujet est pris très au sérieux, car les États-Unis restent un marché de poids pour les opérateurs du territoire. Pour autant, le vignoble semble un peu moins exposé que d’autres grandes régions ultra-dépendantes de l’export. Un moindre mal.
Le sujet revient dans toutes les discussions commerciales : avec les nouvelles taxes appliquées aux vins européens à l’entrée du marché américain, les producteurs français savent qu’ils composent désormais avec un obstacle de plus. Il faut toutefois rappeler que ce dossier ne date pas d’hier. Les premières surtaxes américaines sur certains vins français remontent à octobre 2019, dans le cadre du contentieux Airbus-Boeing. Elles avaient ensuite été suspendues en mars 2021, avant qu’un nouveau régime douanier ne s’applique à partir du 1er août 2025. Aujourd’hui, le taux de 15 % confirmé dans le cadre de l’accord commercial UE – États-Unis ne ferme pas le marché, mais il le rend plus nerveux, plus cher et plus incertain pour toute la filière.Un marché américain qui pèse dans l’équationEn Beaujolais, impossible de regarder cela de loin. En valeur, les États-Unis représentent en effet 30 % des exportations du vignoble. Et l’export, dans son ensemble, pèse environ 30 % des volumes. Autrement dit, une part non négligeable du beaujolais dépend directement de la bonne santé du marché américain. Jean-Marc Lafont, le président d’Inter Beaujolais, l’a lui-même reconnu cet...
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