Moins de volume, plus de valeur
Gamay / Alors que le gamay connaît un retour en grâce sur les marchés et remporte des distinctions internationales, la situation économique des producteurs reste marquée par des défis structurels. Entre compétitivité, marchés stagnants et contexte européen instable, agriculteurs et vignerons du Rhône, de Suisse et d’ailleurs en Europe ajustent leurs stratégies pour transformer la qualité retrouvée en valeur durable.
Dans le Rhône et plus particulièrement en Beaujolais, le cépage gamay noir à jus blanc est plus qu’un signe d’identité : il structure des filières, des modes de production et des économies locales depuis des décennies. Ce cépage emblématique du vignoble beaujolais constitue l’essentiel de la production des crus du nord rhodanien, comme le morgon, le fleurie ou encore le moulin-à-vent, et représente une part significative des surfaces plantées en vins rouges dans cette région.Renaissance qualitativeSi le gamay a longtemps souffert d’une image jugée « de second plan », il connaît depuis quelques années une renaissance qualitative remarquée. Relayé par de nombreux observateurs, ce regain s’explique par l’adaptation des vignerons aux attentes contemporaines : vins plus frais, aromatiques et accessibles, qui séduisent notamment les générations plus jeunes.Cette dynamique notoire a permis à plusieurs domaines du Beaujolais de se positionner favorablement dans les concours internationaux — un facteur non négligeable pour valoriser leurs bouteilles auprès des acheteurs, des cavistes ou des restaurateurs. Un résultat récent du Concours international du ga...
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