Maraîchage rhodanien : structurer pour durer
BTM / Avec 200 000 euros par an, le plan régional de filière maraîchage 2024-2027 peut sembler modeste face aux enveloppes allouées à d’autres productions. Pourtant, derrière ces chiffres se joue un enjeu stratégique : encadrer la filière, accompagner les exploitations et préparer l’après-2027. Réunis en assemblée générale, les adhérents du Bureau Technique des Maraîchers (BTM) ont dressé un état des lieux lucide et mobilisateur.
C’est un plan finement ciblé. Doté d’une enveloppe annuelle de 200 000 euros financée par la Région, le plan de filière maraîchage repose sur trois axes : structurer et professionnaliser la filière, anticiper les mutations sociales et renforcer la résilience face au changement climatique.Un montant modeste si on le compare à d’autres enveloppes accordées à d’autres filières végétales. Pour autant, ces crédits ont l’avantage d’être souples et accessibles.Le plan finance à la fois l’animation des groupements, la communication, les démarches qualité, mais aussi des investissements concrets : accueil des salariés, petit matériel de conditionnement, ou encore outils d’aide à la décision pour la gestion de l’eau.Le constat est clair : certaines lignes restent sous-consommées, notamment l’accueil des salariés et la gestion de l’eau. Un paradoxe alors que les besoins sont bien réels sur les exploitations.La simplicité du plan filière est pourtant un atout. Contrairement aux dispositifs FEADER, le fonds européen agricole pour le développement rural, jugés administrativement exigeants, le plan régional repose sur des démarches plus légères, souvent à...
La suite est réservée à nos abonnés.