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« Les jeunes viennent en MFR parce qu’ils veulent du concret et du réel »

Formation / Adjoint de direction à la Fédération départementale des MFR du Rhône, Étienne Lasserenne revient sur les atouts du modèle MFR dans la formation des futurs agriculteurs. Alternance, pédagogie de projet, vie collective, lien étroit avec les exploitations : un modèle ancien, mais plus que jamais en phase avec les attentes du terrain et les enjeux de renouvellement des générations.

Par Propos recueillis par Rémi Morvan
« Les jeunes viennent  en MFR parce qu’ils veulent du concret et du réel »
MFR du Rhône
Étienne Lasserenne, adjoint de direction à la Fédération Départementale des MFR du Rhône, et Nathalie Chuzeville (Anefa), au Mondial des métiers.

En quoi le modèle MFR répond-il aux attentes des jeunes qui veulent se lancer en agriculture ?Étienne Lasserenne : Les méthodes MFR répondent particulièrement aux réalités professionnelles, parce qu’elles sont, par définition, liées au terrain, aux pratiques, et à la réalité du métier. L’alternance, quelle que soit la formation, fait que les jeunes passent plus de la moitié de leur temps dans des exploitations ou des entreprises agricoles, en prise directe avec le réel et avec les méthodes de travail.À travers des projets comme Tract’auto ou le Challenge InterAgri, quelles valeurs cherchez-vous à transmettre ?É. L. : L’idée de ces grandes opérations est de faire travailler les jeunes en mode projet. On veut qu’ils se penchent sur des choses concrètes, des événements où on va accueillir du public, renseigner des visiteurs, avoir un contact direct. On ne veut pas être déconnecté dans du savoir théorique. Et puis nos jeunes viennent en MFR parce que ce qu’ils veulent, c’est du concret et du réel. Nous les faisons travailler sur des projets qui débouchent sur une réalisation, sur une production, qui les mettent en prise directe ave...

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