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Le plan national « Agir pour restaurer la nature » dévoilé

TRANSITION / Transmis à Bruxelles par le Gouvernement Lecornu, sous l’autorité de la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, le projet de plan national « Agir pour restaurer la nature » fixe la feuille de route française pour la décennie. Couvrant 4 millions d'hectares agricoles, ce texte entend conjuguer souveraineté alimentaire et régénération écologique du monde rural.

Par Christophe Soulard 
Le plan national « Agir pour restaurer la nature » dévoilé
La France se fixe comme objectif de couvrir 4 millions d'hectares par des mesures de restauration d'ici 2030, soit 13,8 % de la surface agricole utile (SAU).

Présenté le 14 octobre par le ministère de la Transition écologique, le plan français traduit le règlement européen sur la restauration de la nature entré en vigueur en août 2024. Pour l'agriculture, qui occupe près de 50 % du territoire national, l'enjeu est stratégique. Le secteur dépend en effet directement des services écosystémiques : 50 % de la production végétale reposent sur la régulation naturelle des sols et 70 % des cultures alimentaires nécessitent l'action des insectes pollinisateurs, un service estimé à 2 milliards d'euros par an pour la ferme France. Or, la dégradation des milieux menace la productivité du secteur. Selon de récentes études, notre pays a perdu plus de 20 000 km de haies par an entre 2017 et 2022, les prairies permanentes ont chuté de 14,1 à 8,7 millions d'hectares depuis 1970, et les oiseaux des milieux agricoles ont décliné de 44 % depuis 1989. Pour tenter d’inverser cette tendance, le gouvernement veut restaurer les milieux en préservant avant tout la capacité de produire. Comme le souligne le texte officiel : « la restauration d’écosystèmes fonctionnels préserve les facteurs de production des exploitations agricoles sur le long terme et ag...

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