Le bilan d’une année sous pression
ODG beaujolais-beaujolais villages / Jeudi 26 mars, les responsables de l’organisme de gestion (ODG) beaujolais-beaujolais villages se sont réunis en assemblée générale pour dresser le bilan de l’année 2025. Si les comptes se trouvent déficitaires mais globalement maîtrisés, la filière garde les stigmates d’une récolte historiquement faible liée aux aléas climatiques.
«La dernière récolte a été très faible », a déploré d’emblée David Ratignier, vice-président de l’ODG. En 2025, l’organisme affiche des recettes stables, proches de celles de 2024, principalement issues des cotisations des vignerons, mais la faible récolte a tout de même pesé sur les rendements, et plus lourdement sur le moral de la filière. La situation financière reste solide dans l’ensemble, mais toujours dépendante du niveau de production. Des aléas climatiques qui créent l’incertitude C’est sur le terrain que se concentrent les principales inquiétudes, puisque la campagne 2025 laisse la filière amère, face à des rendements particulièrement faibles : environ 35 hl/ha en beaujolais et 29 hl/ha en beaujolais villages. Une chute de production directement liée aux aléas climatiques qui se sont succédé et ont laissé peu de répit aux producteurs. Les épisodes orageux localisés sur plusieurs secteurs, au Sud (Chessy, Bully, etc.) comme au Nord (Vaux-en-Beaujolais, Vauxrenard…), d’intenses épisodes de chaleur, qui ont accéléré la maturité des raisins tout en réduisant les volumes, tandis que le stress hydrique s’est installé sur la durée. Sans compte...
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